‹ Souvenirs sur Madame de MaintenonChapitre 9 sur 71 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

» femme-là. Il faut qu'elle ail un grand espril el » un génie bien supérieur pour avoir imaginé au i> coin de son feu el conduit comme elle l'a fait le » dessein d'une fortune aussi élevée que la sienne ! » — Oh non! assurément, je ne me suis pas mise où je suis! C'est Dieu tout seul. Je ne l'aurais ni pu, ni voulu ' ».

Un concert unanime la charge de tout ce qui se fait, et surtout du mal. Combien injustement! Si le peuple est misérable, si la guerre se prolonge, si le blé manque, on l'accuse : dans les mauvais temps, lors de cet affreux hiver de 1709, elle ose à peine sortir en carrosse : « On veut me lapider », écrit-elle-.

Or, elle ne sait rien, ne fait rien, ou bien peu. Le Roi vient chez elle avec ses ministres; c'est vrai. Mais elle est dans l'embrasure d'une fenêtre, écoutant à peine, le plus souvent distraite, bâillant, priant; elle ne se mêle au débat que si elle est directement interpellée ^ Elle ne conseille que rarement et avec les plus grandes pré-

1. Mcauisci'its de Versailles. Lettres édifiantes, t. VII, cité par GelTroy, t. I, p. xxvi.

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