‹ Souvenirs sur Th. RousseauChapitre 20 sur 49 · JE QI · texte numérisé non relu

JE QI

"Est alors qu'il revint à Paris, en mai, n'ayant pu envoyer au Salon ses deux tableaux, fort

inquiet de la santé de sa femme dont la tendance

à l’aliénation prenait une intensité eflrayante. Il en sentait tout le poids et la grave responsabilité. Mais Rou

fois. Il avait donné à sa compagne la jeunesse, la fleur, la naïveté

au était un cœur d'enfant et d'homme vierge tout à la

de son âme, et s'était attaché à cette pauvre malade avec toute

la fidélité l'aimait peut-être encore plus comme malade, ayant charge d'âme et de santé sur cet être chétif qui était l'occupation de la maison,

Les lettres qu'il écrivait à sa femme sont encore sous mes yeux

qui en faisait letourment, mais qui en était aussi l’activité.

et donnent la marque touchante de son affection protectrice. En

voici quelques fragments en l'honneur de Rousseau. On le verra

gai, bon, naturel et affectueux dans l'intimité de la famille

Barbizon, vendredi 20 septembre.

Ma bonne petite chérie, j'attendais ta lettre ce m

tin, elle ne m'a pas manqué, c’est bien gentil, SA) le]

amus

toi bien chez ta sœur, mange de cette bonne soupe que tu sais, deviens comme une petite . et bavarde-moi le plus possible tout ce

que vous faites là-bas. Ne t° inqui pas de moi, j'ai beau être tour i

plus mes femmes à étreindre, je me soutiens à l'aide du travail jusqu’au moment de vous aller rejoindre.

C'est hier soir seulem

\r nos amis sont partis l'habitu de table.

Adèle en avait tellement

pour not PH isant que du motranquille

rribles pro-

te trouver

(ÉteS

tmann, dans

, il y fait encore f époque. Il y

a de l'eau partout, et pour moi qui n’ai pas la chance d'en voir souvent

excepté dans la citerne de Sophie ou dans le fond de notre puits, c'est une

bonne rencontre ; aussi en prendrai-je des dessins tant que je pourrai; je

ine sRipesinere ue ma petite chérie, quel plaisir ce me

re comme les alouett chante et

fluence fatale

ons trou sé Millet, une

s que l’on a en!

encore de son

gent le Bas-Bréau et la Reiïneepuis vingt jours promis un fai-

vient de me dire cepende

at qu'il a fait

1 Si rare

pour nous et pour Lui. [l y en a qui

innocent ét qi

il court par

Monts et par vaux, et je lui en suis reconnaissant.

J'ai été voir la tombe de ma mère et l'ai trouvée bien abritée de verdure

et toute fleurie; il ne faudra pas remettre d’autres arbres; l’acacia a pris

le dessus et il suffit à la couvrir. Sensier et sa femme vous disent à toutes bien des choses, ainsi que M. Laure et sa femme.— Mon père vous

embrasse ; et moi donc! ma bonne chérie, tu sais, je suis ton gros bibi.

THéoporE.

Rousseau, si correct, si discipliné dans ses lettres de relations extérieures, est, avec ses amis et surtout avec sa ou de la plus charmante bonhomie.

ne court comme sa pensée, de ci de là, en une conversation familière ete > traits

pri itières et toujours

lév oile SOUS ÏI€

CŒET qui formes les plus franches et comme sorties de [a bouche d’un conteur d'autrefois. Il sait qu'il parle à un être déshérité qu’il

aime, et il prend le langage d'un

homme, un protecteur, un ami, un cœur déli Quand on

écrits entre une tort

prit et un serrement de cœur, o

ment était invincible de cette

[eo (e] +4 D (4

airement ; combien le lie

sans merci et

une nécess > Sa

énique où deux êtres se fondent ensemble pour n’en faire qu’un

née, et voué à la mort. Il semble a

senti cette h ration que

lable A ice du mari.

Michelet à la veuve, ne peut admettre

com

re à dénouer les liens phy . mais l'âme 1

du domaine du fossoyeur ; le m

st toujours présent, pensée, il lui dicte ses nn elle vit sous son regard invisible, » Ainsi ce f

plit et inspire la

iuvre fragment humain, ce reste

le

mutilé de femme servait à faire vivre Rousseau

[t JE COR f Î fi

RE PTE US = +. e LS Si { 1 1 duire pas 4 pas a la mort, dON état mental, comme dans Îles

Page 1