‹ SouvenirsChapitre 26 sur 51 · DE LE PRINCE FURSTENBERG · texte numérisé non relu

DE LE PRINCE FURSTENBERG

On m'avait prévenu, il y a une douzaine de jours, sinon davantage, que j'aurais uii démenti de la part du prince de Fûrstenberg.

J'avoue que j'étais sceptique. Dans mes notions sur la droiture, l'intérêt de l'état, même le devoir envers la patrie en danger, s'arrêtent au seuil de la^rité. Certes, j'ai rencontré des gens, à tout autre point de vue honorables, qui m'ont fait l'aveu que, pour eux, lorsqu'il s'agit de l'intérêt de la patrie, la vérité même perd ses droits. Je ne les ai jamais compris. Je ne puis pas les comprendre.

En tout cas, je dois au prince de Fûrstenberg de lui reconnaître les circonstances atténuantes. L'accouchement a été long. Il a dû être douloureux. Je le comprends sans peine. Chez moi, il eût été impossible.

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