LE PRINCE DE FURSTBNBERG Q
Or, cela est douloureux.
Et maîntehant, je vais offrir au prince de Furstenberg encore une occasion de me donner un démenti.
La dernière fois qu'il m'a fait l'honneur de venir chez moi, c'était pour me faire sa visite d'adieu.
Au cours de cette visite, en parlant de la brillante manière dont la Roumanie était sortie de la crise orientale, le Prince m'a dit littéralement : « Vous êtes des vainqueurs ; nous sommes des vaincus ! »
Ces paroles m'ont fait une grande impression. Elles sont restées ancrées dans ma conscience. C'était l'aveu qui échappait à notre allié officiel que notre succès, à nous, était inséparable de leur défaite, à eux.
Pour finir, je vais exprimer un regret.
Dans la même visite d'adieu, le prince de Furstenberg, au milieu des compliments d'usage, a cru bon de me déclarer ce qui lui ferait garder le meilleur souvenir de nos rapports très intimes : c'était qu'il avait pu constater que je disais toujours la vérité.
Jusqu'à hier, j'étais pfëTk faire, pour le prince^ de Furstenberg, une déclaration identique.
lOO SOUVENIRS
Tout homme de cœur comprendra combien grand doit être mon regret, aujourd'hui.
En répUquant à notre réponse, le comte Andrassy nous^ demandait si nous pouvions « affirmer que c'est TAutriche-Hongrie qui avait été cause de la guerre ». Il nous rappelait que « ce n'était pas l'héritier du trône serbe qui avait été tué par les Hongrois, mais bien l'héritier du trône austro-hongrois par les Serbes ».
Nous avons répondu au comte Andrassy :
(( Nous affirmons que le vrai coupable pour le déchaînement de cette guerre est rAutriche-Hongrie, et surtout les hommes d'état austro-hongrois. »
Lorsque nous avons donné cette réponse, nous ignorions que, quelques jours plus tard, de nouveaux documents viendraient prouver ce que nous savions être la vérité, mais quejant de monde avait intérêt à cacher.