DES LARMES
A Londres, le lundi 27 juillet 191 A.
Malgré les assurances pacifiques qui m'avaient été données, en toute bonne foi, le matin même, par le prince Lichnowski, l'ambassadeur allemand, soigneusement tenu dans l'ignorance des desseins belliqueux de l'Empereur, je voyais venir la guerre générale, et j'en étais saisi d'horreur. La dernière chance de salut eût été dans l'adoption de la proposition anglaise sur la conférence à quatre, et voilà qu'elle échouait devant le refus de l'Allemagne.
Bien que convaincu que jamais personne ne pourrait faire marcher l'armée roumaine à côté des Honveds, j'étais inquiet. Je ne pouvais prévoir comment la guerre serait engagée ; je ne pouvais être sûr que l'Allemagne et l'Autriche n'auraient