‹ SouvenirsChapitre 46 sur 51 · LA NOUVELLE ITALIE · texte numérisé non relu

LA NOUVELLE ITALIE

Deux semaines avant la guerre russo-japonaise, je discutais avec un homme d'état, qui était en même temps un grand soldat*, sur les chances de celte guerre, que tous les deux nous croyions certaine, malgré les assurances pacifiques des chancelleries. Je lui fis part de ma profonde conviction que les Japonais seraient victorieux sur toute la ligne. Il me répondit parles objections d'usage : les 90 divisions russes opposées aux 1 3 divisions japonaises, etc. , etc. A bout d'arguments, il me demanda sur quoi je fondais mon inaltérable conviction.

« Je crois, lui dis-je, au facteur moral. L'histoire m'apprend que c'est le moral, plus que le nombre des bataillons, qui donne la victoire. Pour les Russes, il s'agit d'une absurde guerre coloniale, qu'ils ne comprennent même pas ; pour les Japonais, la victoire est une nécessité vitale.

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