CÉSAR
Assez. C'est assommant. C'est en vers. Mais voici Un mot qu'on m*a conté tantôt. L'auteur du drame Est encore l'auteur d'une future femme.
D'une enfant de quatre ans, qu'ente jour solennel On avait amenée au succès paternel.
La petite n'avait jamais mis de sa vie Le pied dans un théâtre. On l'avait avertie Que les bravos sont bons, les sifflets mauvais. Or Le deuxième acte exige un important décor.
De sorte que l'entr'acte a pris un temps immense. Le public crie et veut que la suite commence. On siffle! Alors l'enfant, que ce bruit interdit, Se tourne gravement vers sa mère, et lui dit : — Maman, ça compte-t-il les sifflets que l'on joue Dans les entr'actes?
(S'interrompant.)
Tiens, tu peux voir une joue.
Tiens, de face! elle vient vers nous. En fais-tu cas?
ObAUmo.
Passable.
Elle est divine!
(Ils passent. — BEPPO et LÏDIA reviennent. Quelques instants auparavant on a vu Troppa revenir seul, et entrer chez Fideline.)
BEPPO^ préoccupé, et les yeux fixés sur la terrattse.
Elle ne parait pas 1
LYDIA
Habitez-vous aussi dans ce pafc?
BEPPO, distraite
Otti.«. p6ttt»ôtre...
LYBU.
Peut-être ! — Je n'en puis encore rien connaître^
Mais^ si l'on m'a dit vrai sur ces jardins, je dis
Qu'ils méritent leur nom de Jardins-Paradis.
Grands viviers pour la pêche et grands bois pour la chasse^
Jets d'eau prêts à causer avec tout ce qui passe^
Cygnes dans les étangs, marbres dans les gazons,
— Et, faisant vivre tout, vingt ou trente maisons.
Proches sans se toucher, et qu'emplissent de joie
Des dames dont l'esprit avec les yeux flamboi«