‹ Spa et ses environs itineraire descriptif et historiqueChapitre 125 sur 151 · IV.— SPA.— HISTOIRE · texte numérisé non relu

IV.— SPA.— HISTOIRE

Jovial Bois-Bien, par la ptràce des Bobelins, roi de Géronstère, duc de Pouhon, comte des fontaines de la Sauvenière, Groesbock, Natroz, Tonnelet; seigneur de Belle Humeur, etc., etc.

Ayant vu , avec un contentement que nous ne saurions assez eiprimer, la bienveillance, le zèle et la fidélité de nos bons sujets et vassaux, et principalement leur fidèle observance des mandements libres de nos prédécesseurs de joyeuse mémoire, et voulant reconnmlre ces belles qualités et faire régner sur nos terres de plus en plus le bon ordre et la belle humeur , nous leur confirmons et amplifions , selon les circonstances présentes, absolument, irrévocablement et pour toujours, les facultés et prérogatives les plus agréables, et à cet ellet, , ordonnons :

I. Que personne ne présume d'entrer dans nos terres avec des marchandises que nous et notre conseil déclarons de contrebapde, savoir: tristesse, chagrin, mélancolie, souci, inquiétude, tension d'esprit, affaires domestiques, mine sérieuse, air hautain, discourscritlques,etc.. à peine d’ètre traité comme contravenieur à nos ordonnances , d'ètre privé de nos grâces et d'ètre exclu des assemblées les plus joyeuses.

II. Que chacun assortira son humeur à celle des compagnies, où il se trouvera ; ainsi les sages, ou soi-disant tels, contre-feront les fous avec les fous à peine d’être trqités comme véritablement tels.

III. Que tous vagabonds, fainéants, conteurs de nuit, donneurs de sérénades à heures indues , seront obligés de tester au lit jusqu’à huit heures du matin, à peine d’ètre punis d’un mal de tète.

IV. Qu’il sera permis à tous nos sujets, excepté ceux repris à l’article précédent, de commencer leur journée par boire de l’eau, sans qu’au* cun cabaretier, marchand de vin ou autre y puisse trouver à redire .

V. Que toutes filles ou femmes allant en croupe dans nos juridictions pourront embrasser leurs cavaliers, sans que personne puisse s’en scandaliser ; et seront même obligées de le faire publiquement, à peine d’encourir le danger de mettre pied à terre.

VI. Que nos sujets, sans craindre d’interrompre notre repos royal, ni de trouver fermées les portes de notre capitale , pourront se lever d’aussi bonne heure, qu’ils le trouveront bon, pour profiter de la partie la plus agréable du jour, pour se rendre aux fontaines salutaires de nos dépendances-

vu. Qu’étant à nos fontaines salutaires , ils y trouveront des gens à qui, pour un salaire modique, libre cependant et purement volontaire, leur verseront à boire, autant qu'ils eu souhaiteront; et pour surcroît de plaisir et de précaution, leur feront grand feu, dont ils profiteront dans les cas de besoin , sans négliger les promenades et l'air libre, lorsque le temps le permettra.

VIII. Que prenant à cœur la vie , la santé et l’agrément de nos sujets bobelins, nous ne les obligeons jamais d aller en campagne dans les temps trës-ràcheux; mais leur permettons de faire leurs exploits au logis. ,

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