‹ Spa et ses environs itineraire descriptif et historiqueChapitre 127 sur 151 · IV.— SPA.— HISTOIRE · texte numérisé non relu

IV.— SPA.— HISTOIRE

haies les exploits bobliniques; ainsi qu’aucune femme, fille ou veuve ne pourra être citée devant nos juges, conseil, ou magistrats, pour avoir arrosé le gazon, même en temps de fenaison.

XVII. Que personne ne trouvera à redire aux contes, ni aux chansons qu’on dit, ou chante, aux promenades de Quatre et de Sept heures, ni à toutes les parties de plaisir, qui peuvent se présenter, pourvu que rien n’excède les bornes de la bienséance-

XVIII. Qu’il sera méritoire à nos sujets de faire des concerts les matins aux fontaines de Géronstère et de la Sauvenière, et depuis neuf à dix heures du soir sur la promenade de la place, ou sur la montagne immédiatement au-dessus, pour disposer nos chers Bobelins et Bobelines à un sommeil d’autant plus agréable.

XIX. Qu’il ne sera pas réputé pour scandaleux ni malhonnête de se promener, hommes et femmes, tête-à-tête, ni de faire ensemble le tour des montagnes et d’en suivre les zigzags, ni de s’écarter des compagnies. pour faire aller les moulins à vent et à eau.

XX. Qu’il sera permis à femmes, filles et veuves, de se munir de tous préservatifs, eaux de senteur, de la reine et autres, de crainte d’être surprises dans les promenades ou par la longueur d'une danse. Entendant que tous les points ici repris sortent leurs pleins et entiers eflets, et que personne n’en pourra changer ou diminuer aucun article , à peine d’encourir notre indignation royale et d’être traité selon le mérite du cas. Car telle est notre joyeuse volonté , et ainsi nous plalt-il. Donné dans notre bourg, ville ou village de Spa, de notre règne pacifique et de notre entrée glorieuse et triomphante le jour indéterminé, l’an 1762.

L’original est signé ; Bois-Bien .

Le scel; apposé en cire rouge, un tonneau d’or en champs d’azur; avec cette devise : Autant bu, autant rendu.

Et plus bas :

La Joie, secrétaire par ordonnance.

Toute médaille a son revers, toute rose ses épines. Ces heureux sujets de Jovial Bois-Bien étaient indignement tourmentés au milieu de leurs parties de plaisir « par une sorte de mouche qu’ils nommaient cousins. — « Ce sont, dit M. Limbourg, des mouches fort petites, mais qui paraissaient grosses par la longueur de leurs ailes, qui forment à leur extrémité une espèce de queue, quand elles ne volent pas : cet insecte a une trompe aiguë, qui lui sert pour prendre sa nourriture et avec laquelle il pique la chair pour en sucer le sang. Les cousins, ajoutait-il, attaquent surtout les jambes, et leur piqûre excite une cuisson et une douleur vive, qui est suivie d’ampoule, ce qui

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