‹ Spa et ses environs itineraire descriptif et historiqueChapitre 19 sur 151 · I.— DE PARIS A SPA.— DE NAMUR A LIEGE · texte numérisé non relu

I.— DE PARIS A SPA.— DE NAMUR A LIEGE

chapeau, on découvre, mieux que des salons, les divers paysages qui se déroulent incessamment aux regards, car il est plus facile de se porter rapidement du côté où la curiosité plus excitée doit trouver plus sûrement à se satisfaire, et l’on peut se pencher en dehors pour mieux voir les rochers, les châteaux, les villages, les villes dont on s’approche où dont on s’éloigne.

Comme le chemin de fer suit presque constamment la Meuse de Namur à L^ge , la description suivante servira aux voyageurs qui vont de l’une à l’autre de ces deux villes en chemin de fer ou en bateau à vapeur. -

Au sortir de la gare de Namur, le chemin de fqr de Liège laisse à g. la montagne de Bouges, v. de 300 h., dans lequel est mort don Juan d’Autriche, il longe les Grandt- Malades, ancienne léproserie dont l’église fut construite en 1153, passe au pied de l’ermitage de St-Hubert, et s’approche de la Meuse dont il ne doit plus s’écarter. A dr., sontlat^ts duPreetlev. deBees, et, sur la rive opposée de la Meuse que suit la route de terre, se dressent les hauteurs que couronne Erpent, et au-dessous desquelles se montre Ltues.— Dans les rochers situés entre Erpent et Lives, s’ouvre le trou des Larrons, repaire jadis redouté des voyageurs.

Le Guide du voyageur sur le chemin de fer de Namur à Liège, auquel j’emprunte quelques renseignements utiles, s’écrie à ce passage (c’est son début) : c A ce premier vallon, d’une beauté trop multiple pour qu’on se hasarde à le décrire, en succèdent rapidement d’ahtres dont il serait tout aussi téméraire de vouloir retracer l’aspect varié. Toute tentative semblable paraîtrait décolorée et froide, comparée à l’impression même que produisent à la vue. sous le jeu incessant de l’ombre et de la lumière , ce beau fleuve semé çà et là d’iles verdoyantes et gracieuses; — route limpide et azuré où, etc.» — A la fin de son éloquente tirade, l'auteur qualifie d'enchantés les bords de la Meuse. Malheureux seraient les touristes qui se laisseraient prendre à ces exagérations ridicules ! Les bords de la

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