I.— DE PARIS A SPA.— FRANCHIMONT
de deux patenostres avant que ces archiers pussent saillir de la maison, et nous avec eux. >
Louis XI, dont le logis attaqué en môme temps, dut son salut à la fidélité de sa garde écossaise. Les braves archers
« Ne bougèrent pas du pied de leur maître, et tirèrent largement leurs flèches, desquelles ils blessèrent plus de Bourguignons que de Liégeois. »
Ecrasés par le nombre, les Franchimontois vendirent chèrement leur vie. Ils succombèrent en combattant et
< Ils furent tous morts, ou peu s'en faut. S'ils ne se fussent amusés en ces deux lieux dont j’ai parlé, et espécialement à la grange où ils trouvèrent résistance, et eussent suivi ces deux hostes, qui estoient leurs guides, ils eussent tue le roi et le duc de Bourgogne et croy qu’ils eussent aussi desconfit le demourant de l’ost (le reste de l'armée). »
Quand Liège eut succombé (F. ci-dessus , page 44), le duc de Bourgogne se rappela les 600 héros qui avaient failli le surprendre et le tuer; il courut le pays de Franchimont, brûlant les villages, fouillant les bois. Ces bois sansfeuilles, l’hiver, un froid terrible, lui livraientsa proie. Le vin gelait, les hommes aussi ; tel y perdit un pied, un autre deux doigts de la main, k Si les poursuivants souffrirent à ce point, s’écrie M. Michelet, après avoir raconté ces barbaries, que penser des fugitifs, des femmes, des enfants? Comines en vit une, morte de froid, qui venait d’accoucher. > -
Quelques années après, le Sanglier des Ardennes, Guillaume de La Marck, avait relevé les murs du château de Franchimont, dont l’évêque de Liège lui avait confié la garde, et de cette forteresse il menaçait son suzerain, Louis de Bourbon, qu’il devait bientôt battre et tuer de sa propre main.Quapd il eut péri à son tour, victime de la trahison de Jean de Homes, le successeur de Louis de Bourbon, ses frères, Adolphe et Robert, qui avaient juré de venger sa mort, se retranchèrent à Franchimont pour faire des incursions dans le pays de Liège. Jean de Homes