‹ Spa et ses environs itineraire descriptif et historiqueChapitre 81 sur 151 · II.— DE PARIS A SPA.— TREVES · texte numérisé non relu

II.— DE PARIS A SPA.— TREVES

comme le prouvent les deux vers latins écrits sur la tour de l’horloge à Soleure :

In Celtis nihil est Soloduro antiquius, unis

Ezceptis Treriris , quorum ego dicta soror.

L’histoire authentique de Trêves ne commence qu’à Jules César. A l’époque où les soldats romains y arrivèrent pour la première fois, l’an 58 avant Jésus-Christ, sous le commandement de l’auteur des Commentaires, elle était la capitale d’une nation puissante, les Treviri, qui d’abord alliée des Romains, fut plus tard leur ennemie. Auguste y fonda une colonie appelée Augusta Trevirorum. Résidence d’un præfectus , elle devint le chef-lieu de la Belgica prima. Habitée successivement par Maximien, Constantin Chlore, Constantin I", Constantin II, Valentinien pr, Valens, Gratien, Valentinien II, Maxime et Théodose, elle s’éleva par la suite à un tel degré de prospérité et de splendeur, que le poète Ausone, qui y vécut, l’appelait la seconde métropole de l’empire. Mais la Trêves païenne mourut avec lê vieux monde romain ; elle fut détruite tour à tour par les Allemanni, les Franks, les Vandales et les Huns. Elle fit ensuite partie de l’empire des Franks, et Charlemagne en enleva les plus beaux débris pour en orner son palais d’Aix-la-Chapelle. Enfin , au ix* siècle, les Normands vinrent encore piller et saccager ses ruines. Cependant, malgré toutes ces vicissitudes, elle était destinée à un brillant avenir. En 923, elle fut réunie à l’empire germanique. Dès lors elle se rebâtit en s’agrandissant , sous le gouvernement de ses évêques, qui, élevés au rang d’archevêques, de princes, d’électeurs, d’archichanceliers de l’empire dans les Gaules, devinrent, après les archevêques de Mayence, les princes temporels les plus puissants de l’Allemagne. H s’y tint des diètes impériales et des conciles; il s’y donna de brillants tournois. Les luttes qui éclatèrent à diverses reprises entre les bourgeois et les évêques n’exercèrent aucune infiuence fâcheuse sur sa prospérité croissante,maislaRéformeeutpour elle de tristes résul-

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