II.— DE PARIS A SPA.— TREVES
tats. Si en 1522, Franz de Si'ckingen l’assidgea vainement, en 1552, Albert de Brandebourg s’en empara et la livra aux flammes. Les xvn' et xviue siècles lui furent également funestes. Les Espagnols. la prirent en 1545, les Français en 1673 et 1688, les Impériaux en 1675, les Anglais, commandés par Marlborough, en 1704, les Français en 1734 et en 1794. De 1794 à 1814, elle appartint à la France, qui en fit le chef-lieu du département de laSaar. Depuis 1815, elle a été réunie à la Prusse.
L’archevôcbé de Trêves a été sécularisé en 1801. Le dernier archevêque fut Clément Venceslas de Saxe , qui avait transporté sa résidence à Coblenz et qui avait conçu avec l’empereur Joseph le plan d’une Eglise catholique allemande , indépenda'nte du pape. Il mourut à Augsbourg en 1812. Trêves est aujourd'hui le siège d’un évêché. En 1844 , l’évêque Arnold y a exposé « la sainte chemise de Jésus-Christ. » Cette exposition , qui attira à Trêves près de 1,500,000 pèlerins, a donné naissance à l'Église catholique allemande et motivé les protestations de Ronge.
Bien qu’elle soit singulièrement déchue de son ancienne splendeur, la Trêves actuelle mérite une assez longue visite, car elle possède des restes curieux de ses monuments romains et de ses édifices du moyen âge ou des temps modernes.
Aucune ville de .l’Europe septentrionale n’a conservé un plus grand nombre de ruines romaines. Plus remarquables, il est vrai, par leur étendue que par leur beauté, ces ruines peuvent se classer ainsi d’après leur importance {V. le plan ci joint) :
lo La Porte Romaine, appelée aussi porte de Simeon, porta Martis, porta Nigra. Cette porte, dont la construction a été attribuée aux Étrusques et aux Belges, paraît avoir été bâtie par les Romains, sous le règne de Constantin le Grand, de 314 à 322. Cependant, dans l’opinion de Kugler, elle ne daterait que de la domination des Franks. La partie principale de ce bâtiment formait une porte