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ABDOMEN

La première cellule cubitale [m) qui existe toujours, est comprise entre lanervure humérale, la nervure basale, la nervure cubitale et la nervure transverse quand celle-ci s'unit à la nervure cubitale à son point de partage ou en deçà de ce point ; elle est formée en outre par une partie du rameau cubital externe quand la nervure transverse s'unit à ce rameau et non au tronc de la nervure cubitale.

La seconde cellule cubitale (fig. 7. b) n'existe que si la nervure transverse, traversant le rameau cubilal externe, va rcjoindre le rameau cubital interne ; elle est alors limitée par la nervure transverse ct les deux rameaux de la nervure cubitaie.

Dans ce dernier cas, il peut arriver (Myrmica) que la base du rameau cubital externe manque. et on a alors une seule cellule cubitale à demi divisée (fig. 8. a) et circonscrite par les nervures humérale, basale, cubitale, par la nervure transverse et par le rameau cubital interne.

La cellule discoïdale (n), qui manque souvent par l'absence de la nervure récurrente, est limitée par cette nervure et par les nervures basale et cubitale, ainsi que par la branche interne de la nervure médiane.

Les ailes inférieures, sans valeur caractéristique, sont traversées par trois nervures : les nervures humérale (fig. 9. a), médiane (b) et interne {c).

5.— Abdomen. — L'abdomen est composé de six segments chez les © et les 9, desept chez les ©’. Le premier ou les deux premiers segments forment le pétiole, et les autres l'abdomen proprement dit.

Le pétiole (fig 4,10, 11) est cette partie de l'abdomen extrémement rétrécie qui s'articule avec le metanotum, et qui se compose d’un ou de deux articles,

Dans le premier cas, le pétiole est le plus souvent surmonté d'une lame transversale, verticale ou oblique, qu’on appelle l'écaille (fig. 4. f). Dautres fois cependant il peut être simplement épaissi, sans écaille, ou chargé d’un nœud plus ou moins globuleux. L'écaille elle même est grande ou petite, épaisse ou mince, plane ou convexe, ete. ; son bord supérieur est souvent échancré

plus ou moins largement, et quand l'échancrure est large et profonde, l'écaille paraît parfois bidentée.

Lorsque le pétiole est composé de deux articles (fig. 11), ils peuvent être cylindriques, cubiques, aplatis, ete. ; mais, le plus souvent, le premier est cylindrique en avant, nodiforme en arrière, et le second est aussi nodiforme. Presque toujours le premier article du pétiole porte en dessous, à sa partie antérieure, une saillie en forme de tubercule ou de dent dirigée en bas et en avant et qui sert à limiter sa flexion du côté du metasternum ; dans quelques cas rares, le second article est armé en dessous d'une dent ou épine plus ou moins longue et dirigée en avant.

L'abdomen proprement dit (fig. 4, 10, 11) est allongé, ovale ou presque sphérique, rarement cordiforme, et parfois (Poneridæ), étranglé entre son premier etson second segment {fig. 10). Le pygidium ou dernier segment abdominal est presque toujours visible en dessus, sauf chez les ® et les ? de quelques genres de la famille des Formicidæ où il est entièrement caché sous le précédent. L'ouverture amate est généralement en fente transversale, mais chez les Ÿ et les $ de la tribu des Camponotidæ, elle est petite, ronde et ciliée à sa périphérie. Le dernier segment abdominal porte, dans les deux sexes, les organes de la génération et il renferme en outre les pièces de l'aiguillon chez les $ etles ? des fourmis quien sont pourvues. Je renvoie, pour les détails, à ce qui a été dit dans l’introduction générale, et je me bornerai à quelques mots sur les organes sexuels des o” dont certaines pièces extérieures souvent fort apparentes, peuvent être utilisées avec succès pour la caractérisation des genres et des espèces.

Le pygidium des o”, abstraction faite de ses appendices générateurs, offre quelquefois des modifications intéressantes. Ainsi l'épipygium (arceau dorsal) des Ponera est pourvu parfois d’un prolongement spiniforme, et l'hypopygium (arceau ventral) des Tapinoma, des Bothriomyrmex et des Myrmecocystus montre des saillies ou des échancrures variables selon les espèces.

Les organes génitaux externes des fourmis ç;, souvent grands et d’une observation facile, comprennent :

1° Les pinceaux (fig. 12. a), sortes de petits filets hérissés de: poils qui partent d’une lamelle carrée située sous l’épipygium

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