IV. — PRINCIPE DE L'UNITÉ DE LA Species
Parce qu’un être est actué par une seule forme substantielle, la species intelligibilis qui correspond à cette forme, est une. Telle est l'explication classique de l’unité de la species. Elle est juste. Mais, sans pénétrer sur le plan ontologique, une phénoménologie de la connaissance est en mesure d'établir de multiples manières l’unité de la species, en particulier par l’unité nécessaire de l’action spirituelle morcelant le temps (1). Les exigences de la science, de la logique, de la psychologie, vont toutes dans le même sens. Mais si l’unité est indispensable à la réalité de la species, toutes les species ne possèdent pas l’unité au même titre : les unes possèdent une unité qu’on pourrait nommer statique, c’est l’unité stable de la forme; les autres ont une unité, pour ainsi dire, dynamique, l’unité d’un rapport déterminé par son terme. Telle est l’unité de la species d’un habitus, d’une disposition. On notera enfin que l’unité de la species est indépendante de Punité du phantasme.