Cf. la note de la page
ans plus tard, organiser en plein Carême, au théâtre de la Olivera, des séances d’acrobatie".
En outre de son veto, l'Église imposait aux comédiens sa concurrence. Les pompes sacrées, qui avaient l’avantage d’être gratuites, obtenaient, au jour où elles se produisaient, un succès si éclatant qu'il ne restait plus aux spectacles laïques d’autres ressources que de disparaître. Le jour de la Fête-Dieu, le théâtre se transportait dans les rues : par suite, la Olivera restait close; elle en vint même, en juin 1621, à commencer la clôture dès le Q juin, qui n’était que la veille du Corpus: cet usage fut pratiqué à plusieurs reprises les années suivantes. Ce chômage préliminaire, si Pon peut ainsi parler, se retrouve en d’autres occasions, par exemple le 1° février 1622, qui était la veille de la Purification. Le repos du jour dé la Toussaint était aussi d'usage. Et plus encore que ces retours réguliers de chômages, dont on s’accommodait parce qu’on pouvait les prévoir, ce que les troupes nomades devaient craindre, c’étaient les solennités imprévues, dont Pattraction sur la foule était d'autant plus puissante. Tantôt c'était la mort de l'archevêque, le cardinal de Ribera, avec la longue série des services funèbres, qui ne duraient pas moins de quatre jours”; tantôt c'était l’entrée du nouvel archevêque”; tantôt c'était une procession en
1. Livre de Trésorerie. À la date de 16 février 1627, diluns de carntstolles, dernière représentation avant le carême... « Ittem a 12 de març 1627 vinge en quaresm a vn bolanti del qual se trage de la porta de la comedia 5.5.4. »
2. Livre de Trésorerie, « a 5, 6, 7, 8 [Giner 1611] no y hague comedia per la mort del ss ».
3. « À 4 [octubre 1612] dumenge no representaren per la entrada del Archebisbe, »
l'honneur de la Mère Thérèse ou de quelque autre saint du paradis". Que pouvait, auprès de ces cortèges fastueux, l’humble parade de quelques histrions? Et ne faut-il pas se réjouir de ce qu'elle ait contrebalancé, une fois au moins, le succès d’un autlodafé”, en dépit duquel on encaissa à la Olivera une recette profitable?
La famille royale, si lointaine qu’elle fût, exerçait elle aussi une influence sur les vicissitudes du théâtre valencien. Un deuil la frappait-elle ? semblait-1l seulement à redouter ? Il fallait aussitôt supprimer les spectacles. Le 9 octobre 1611, on apprend la mort de la reine; vite on arrête la représentation déjà commencée pour procéder à la fermeture, qui se prolongea plus d’un mois, exactement jusqu’au 10 novembre. Le 18 novembre 1619, la nouvelle que le roi était gravement malade? fit décider la suspension des spectacles, et on ne la leva que le 25 du même mois; encore fut-elle renouvelée pour vingt-quatre heures, le mardi 3 décembre, afin qu'on célébrât avec plus d'éclat une cérémonie
1. Q& À 6 [juny 1619] no representaren per ser la proseso de la octaua del sacrament en lo colegi del señor Patriarca. » — « À 23 [octubre 1622] no y ague comedia per la proseso de la mare Teresa », etc.
2. € A 4 de juliol 1621, no obstant que y ague acte de la fe en la plaça de la seu, Re de la comedia vint y sis Iliures setze sous y deu diners, ço es Porta major 15. 16, 5, dones 4. — . —, aposentos DL CAUITeS 3 20 DE)
3. « Dicho lunes [18 nouiembre 1619] cesaron las comedias por la enfermedad del Rey que era agudas calenturas con pintas negras en el cuerpo, y se hauia quedado una jornada de Madrid : hizieronse grandes deuociones por sa salud. » — « Deciembre 1619. Martes a 3... se hizo una solemne procession de gracias por la salud del Rey, la qual fue desde la Cathedral a San Agustin. Por la noche luminarias y comedia en casa del virrey. » B. S. M. Dietario de Vich, p. 37. Ms. Voir aussi les registres de l'Hôpital.