‹ Spectacles et comédiens: à ValenciaChapitre 20 sur 88 · OS NE · texte numérisé non relu

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d'actions de grâces. Mal guéri, le roi mourut le 31 mars 1621; la nouvelle en parvint à Valencia le 7 avril, et elle provoqua pour près de deux mois linterdiction absolue de tous les divertissements publics”. Le vice-roi de Valencia, en sa qualité de représentant du pouvoir central, réglait la durée de ces deuils officiels, notifiait aux intéressés les décisions qu’il avait prises et accordait, le moment venu, l’autorisation de rouvrir les jeux. Son pouvoir ne se faisait guère sentir aux comédiens que dans cette unique circonstance; il vaut la peine de noter, en passant, que l'autorité civile, très tracassière par ailleurs, se désintéressait presque complètement de leurs fortunes, infortunes et tribulations.

En avons-nous fini avec les causes qui troublaient les troupes nomades dans l'exercice de”leur métier ? En outre des perturbations qui leur venaient du dehors, il y avait celles, nombreuses encore, dont la cause était en elles-mêmes. Voici, par exemple, qu’une actrice tombait malade; à une époque où les « doublures » n'avaient pas encore élé inventées, il n’en fallait pas davantage pour provoquer un chômage de quatre jours”. A un autre moment, on entreprenait soit

1. Livre de Trésorerie, « Fas nota que a 31 de març del any 1627 mori lo nostre y sant Rey Phelip segon de nostres Reynes, la qual noua es sabe en Valencia a 7 de abril y es feren les funeraries à 20 de dit mes de abril 1621 y dona Ilisensia pera poder representar comedies lo Sr Marques de Tauara virey y Capita general de la Ciutat y regne de Valencia a 31 de maig, segon dia de pasqua de pentecostes, de manera que passaren dos mesos cabals. »

. 2. CA 17, 18, 16, 20 de dit [nohembre 1621] no y ague comedia per estar ab poca salud una comedianta de dita compañia. » La compañia était celle de Tomäs Fernandez.

L'ARRMR SE

d'étudier une pièce nouvelle, soit d’en combiner les machines"; il fallait pour cela s’accorder un répit de vingt-quatre heures. Était-on assuré, à ce prix, de conquérir la faveur du public? Hélas ! celui-ci se montrait trop souvent rebelle et il y a quelquefois aux divers feuillets du livre de recette cette indication, navrante dans son laconisme : « Il n’y a pas eu de représentation parce que le public n’était pas venu”. » De toutes les épreuves qui accablaient nos comédiens, nul doute que celle-ci ne leur ait été la plus douloureuse. Leur amourpropre et leur bourse, qui ont toujours été les deux points sensibles de la gent comique, en souffraient également.

Voilà, au total, bien des occasions où la vie théâtrale,

à Valencia, se ralentissait et parfois se paralysait pour un laps de temps considérable. Il conviendrait maintenant d’énumérer, après les chômages, toutes les représentations par lesquelles lindestructible vitalité de Part dramatique s’est manifestée. L'entreprise peut sembler chimérique : elle n’est point impossible, du moins pour les années où les comptes de l'Hôpital ont été tenus avec un détail suffisant. C’est en les consultant que les tableaux suivants ont été dressés ; on y trouvera, mois

1. & À 12 de dit [ juliol 1621] no y hague comedia per no tenirla estudiada, — À 19 de dit [juliol 1621] no y hague comedia perquen’ impedi lo hauer de posar certes inuencions pera la comedia seguent », etc., etc.

2. € À 20, à 21, a 22 | Juny 1619] no y ague comedia per no acudir la gent. » — « A 11 de agost [1621] no y ague comedia’ per no tenir gent Pinedo », etc.

3. Signalons encore que le 24 août 1626 on a fait relâche « per aueri Galeres en lo grau que uingueren per lo Sr Cardenal, nebot y legat del papa. »

par mois, le total des spectacles donnés au cours de

quatre années ! :

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