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Olivera. | Santets. | Olivera. | Santets. | Olivera. | Santets. | Olivera. | Santets. Janvier. ...| 8[?] Pers 26 0 25411 :0 0 0 Février 3. 721 0 15 0 14 10 o (o) Days enr ne 19 [714 o I 0 o 0 o Co) Avril 0 o e) 27 7 (0) o MAReN re: 0 o 0 21 o 25 0 JUNE ES... [ 0 NE ER 13 0 22 13 Juitletis.. 0 0 0 0 2 0 26 i DORE Se .| 14 0 "EN IE 0 0 31 0 | Septembre..| 19 0 o |“ 0 0 28 0 Octobre....| 23 0 18 0 0 eo) 28 0 | Novembre .. TO 0 28 0 0 26 0 | Décembre ,.| 22 0 20 0 HO 21 0
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On le voit : rien de plus irrégulier, de plus inégalement réparti que l’activité dramatique à Valencia. Tantôt elle se manifestait surtout en hiver, tantôt elle coïncidait
1. Pour les trois premiers mois de l’année 1587, les chiffres sont approximatifs, surtout le chiffre inscrit en face du mois de mars. Nous les avons fixés arbitrairement, d’après les documents suivants extraits du Livre de Trésorerie de l’année 1586-1587 :
«Item rebi de altra companya de farçeros ytalians que començaren a representar a xvin de janer fins a x de febrer dia de carnes toltes cent setanta cinch liures tretse sous huit diners — C L xxv. xur. var.
« tem rebi de altra companya de farseros que comença a representar desde uint y quatre de febrer y prosegui alguns dies fins a 21 de maig 1587 cinchcentes Iliures set dines. D. — vi, »
Tous les autres chiffres ci-dessus inscrits sont incontestables.
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avec la canicule. C’est qu’elle n’avait aucun régulateur : tout dépendait des voyages et de l’humeur des troupes nomades. Leur itinéraire les amenait-il à Valencia? leur plaisait-il de s’y attarder? on avait alors une saison brillante et longue, tandis qu’à d’autres moments l’'H6pital et les amateurs se morfondaient six mois durant. Ce défaut d'organisation s’atténua un peu au dix-septième siècle et surtout après le moment où, par la reconsttuction de la Olivera, l'Hôpital eut mis sur le théâtre un enjeu plus considérable; il soudoya, comme on le verra plus loin, des émissaires qui devaient, coûte que coûte, détourner vers Valencia les convois comiques qui eussent passé au large. Malgré cela, les chômages persistèrent; ils se raccourcirent plutôt qu'ils ne disparurent. Les années où le nombre des représentations dépassa deux cents, restèrent l'exception; peut-être, en fixant à cent cinquante la moyenne annuelle des spectacles, resterait-on encore au-delà de la vérité. Que l’on s'étonne, si l’on veut, de la modestie de ce chiffre, mais qu’on se souvienne aussi qu'au total la Valencia du vingtième siècle voit peut-être chaque année moins de spectacles proprement dramatiques que n’en voyait celle du seizième siècle.
A l’époque qui nous occupe, les places étaient taxées à un prix assez modeste pour ne décourager aucun amateur. L'entrée générale, qui ne donnait droit qu’à l’admission dans le patio où chacun se casait de son mieux, coûtait tout juste un sou’. Le montant en était perçu
1. En monnaie valencienne, 1 livre valait 20 sous, 1 sou valait 12 deniers. Dans les comptes, 157. 1.7 (ou parfois : L 157.S 1. D ;) doit être lu : 157 livres, 1 sou, 7 deniers.
en deux fois : un représentant de l'Hôpital prélevait sur chaque entrant 4 deniers, qui étaient le tribut réservé aux malades indigents; puis un acteur, transformé en caissier, recevait les 8 deniers restants, dont la troupe comique devenait aussitôt propriétaire et qui constituait son salaire. Le 3 mars 1618, au moment même où ils entreprenaient la reconstruction de la Olivera, les administrateurs décidèrent de mettre à la charge des habitués du théâtre une partie de la dépense engagée. Ils portèrent à 6 deniers le prélèvement du droit des pauvres, en sorte que les spectateurs du patio payèrent désormais 6 deniers à lun des guichets et 8 deniers à l’autre; au total, un sou deux deniers. Cette surtaxe ne dura que le temps nécessaire à lPamortissement de la dette; en septembre 1629, il est à nouveau question dans les livres de trésorerie de Los quatre dines (sic) reçus pour le compte de l'Hôpital : on était revenu, en moins de douze ans, au tarif du début. L
Les femmes, pour avoir accès à la casuela ou, comme on disait à Valencia, à l’aposento de les-dones, ne payaient rien de plus, selon toute probabilité, que le sou du tarif général. En leur affectant un local particulier, on s’élait préoccupé non de leur commodité, mais de la sauvegarde des bonnes mœurs : devaient-elles payer au guichet la rançon de cette vigilance? Quand d’aventure les administrateurs de l'Hôpital voulaient aider un directeur de troupe dans le besoin, 1ls renonçaient en sa faveur, pour un jour ou deux, aux { deniers de l'Hôpital, et, du coup, on voyait disparaitre sur le livre de Trésorerie aussi bien les profits du guichet de lentrée générale que ceux du guichet des femmes : preuve
NPRT.': tes
évidente qu’à l’un et à Pautre le prix des places était perçu selon le même principe et au même tarif.
Il en allait autrement des loges et des chaises. Lors même que l'Hôpital faisait abandon de ses droits, il était convenu, sans qu’il fût besoin de le spécifier, que lui seul encaisserait la recette propre à ces places de choix : elles constituaient un bien inaliénable. Tout ce qu'il consentait aux comédiens, c'était qu'ils prélevassent sur les spectateurs des loges et des chaises, aussi bien que sur les autres, le tribut habituel de 8 deniers. De telle sorte que, si pour l'Hôpital chaque spectateur représentait, selon la place occupée, un profit variable qui n’était jamais moindre de 4 deniers, mais qui était souvent très supérieur, au contraire pour les comédiens chaque entrant, qu'il fût client des loges, des chaises ou du parterre, donnait occasion à une recette constante el uniforme de 8 deniers.
Pour les chaises, placées en face de la scène, le prix fut de 7 deuiers jusqu’en 1618, et de 8 deniers, lorsque les travaux de réfection entrepris à la Olivera provoquèrent un relèvement du tarif. Avec les 8 deniers perçus par les acteurs, cela faisait un total de 1 sou 3 deniers avant 1618, et de 1 sou {4 deniers après cette date. La différence avec l'entrée générale était done à peine sensible. Pour les loges, nous discernons mal les conditions auxquelles on les louait. Il est très probable que, pour la somme payée à chaque représentation par les occupants d'une même loge, on tenait compte du nombre de ces occupants et peut-être de l'emplacement de cette loge par rapport à la scène. Ainsi s'expliqueraient les différences que lon remarque à ce chapitre dans les Livres de Trésorerie. La recctte d’une seule loge y est
comptée tantôt pour 6 sous, tantôt pour 15, tantôt pour 15 sous { deniers, tantôt pour 8 réaux de Castille. Ces variations signifient, selon toute vraisemblance, que l'assemblée réunie dans la loge était diversement composée ”.
Aussi bien le prix payé à chaque représentation par les habitués des loges ou des chaises ne représentait que la moindre partie de leur dépense. Ces places privilégiées étaient attribuées par abonnement à des personnages marquants, et l'abonnement, d’une nature toute particulière, durait autant que la vie de l'abonné. Celuici faisait à l'Hôpital une « aumône », ou générosité, dont le taux, variable entre 30 et 100 livres, était calculé proportionnellement à la nature et à la situation de la place visée. Il devenait, dès lors, propriétaire de cette place, et il en jouissait à sa guise sous æette double réserve qu'il acquitterait à chaque spectacle les 8 deniers des comédiens, plus le droit d'entrée ci-dessus menüonné, et que l'Hôpital, hors les jours de première, pourrait disposer pour des spectateurs d'occasion des loges et chaises inoccupées.
Faut-il ajouter que ce tableau du prix des places, si rigoureuses qu’en fussent les prescriptions, se prêtait, le cas échéant, à des accommodements? Aux jours où le programme laissait deviner chez les artistes plus de
bonne volonté que de talent, on consentait les rabais
1. Livres de Trésorerte, le 16 mai 1606 : « de vna finestra, L—.S6. D —.». 27 janvier 1613 : « de vn aposento, L —.S 15 D 4. » — 10 février 1614: « — . 15. — de vn aposento que deuia la condessa de Anna », — La note suivante est plus explicite, A Ja date du 20 août 1612 : « Re ja a 7 de agost per mans de Alexos Maluenda setanta y dos reals castellans per tanto ne cobra de nou aposentos deuia lo marques de Fromita.