‹ Spectacles et comédiens: à ValenciaChapitre 22 sur 88 · RER · texte numérisé non relu

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nécessaires pour ne point rebuter le public. Les saltimbanques, comme de juste, avaient des prétentions plus modestes que les acteurs", et les administrateurs de P'Hôpital, qui furent toujours les plus avisés des impresarti, excellèrent à graduer leur tarif selon l’importance du spectacle. Ils en décidaient eux-mêmes avec une autorité absolue ; en ce temps-là, linitiative des acteurs était strictement limitée; c'est à la possession du local, non au talent des interprètes ni au génie de l’auteur, qu'étaient attachés les privilèges souverains. La richesse foncière triomphait sans conteste de la richesse intellectuelle, C’est pour cela que les comédiens ne percevaient pas et ne tarifaient pas eux-mêmes des bénéfices dont ils étaient cependant les pourvoyeurs. L’Hôpital, propriétaire du Colisée et tuteur des miséreux, retenait en vertu de ce double droit, par lexercice d'une autorité indiscutée, la moitié au moins de la recette.

Des agents nombreux et choisis assistaient les administrateurs de l'Hôpital. A l'Hôpital même, le trésorier (clavari) représentait le Conseil d'administration dans tous les actes légaux et tenait, sous la rubrique Rebudes de les farces, la comptabilité des sommes perçues à l'entrée de la salle de spectacle. Pendant l’année de son mandat, qui allait du 1° juin au 31 mai, il exerçait, en outre de ses fonctions à l'Hôpital, la direction du théâtre. Il était contrôlé par larchiviste (archiver), qui enregistrait Jour par jour dans le Contralibre, ou livre de vérification, les opérations financières de son collè-

1. &« À 12 de febrer [1623] comença à fer lo joch de mestre coral Joan luis en la casa de les comedies y Rebe del ques trague a raho de tres diners.…. »

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