‹ Spectres lumineuxChapitre 10 sur 113 · VI. — EMPLOI DU GAZ · texte numérisé non relu

VI. — EMPLOI DU GAZ

L'intérieur de la flamme du bec Bunsen (') donne un spectre spécial [PL III, spectre), qu'on évite en plaçant la substance sur le bord de la flamme, tangentiellement à laquelle on dirige l'axe du collimateur (-).

Les substances sont ordinairement portées clans la flamme : I ° en les fixant sur un fil de platine ( ^ ) terminé par une boucle ; 2° en amenant leurs solutions, mélangées d'acétate d'ammoniaque, sur une mèche de fils fins de platine (A. Mitscherlich). Je préfère le premier procédé, qui donne, il est vrai, des spectres moins durables, mais très-beaux, et dépense peu de matière.

Il ne faut pas introduire d'avance clans la flamme les substances très-volatiles, mais seulement les en approcher pour les y pousser quand l'attention est déjà fixée sur le champ spectral .

Les substances peu volatiles doivent être placées sur des fils fins qui s'échauffent beaucoup plus que les gros [Pl. VII, i" spectre). Suivant les cas, je me sers de fils de o™™,2 ou o™'",4 de diamètre.

(') Certains brûleurs de Bunsen sont munis d'un tronc de cône qui rend la flamme plus stable. A l'abri des courants d'air on s'affranchini de cette gêne.

(') En chauffant la substance à la pointe d'un court trait de chalumeau, on obtient de vigoureux spectres, et l'on élimine les raies de la flamme carbonée.

(') Le fil est soudé h l'extrémité d'un tube de verre dans le bout ouvert duquel s engage le bras d'un support spécial à potence qu'on vend avec les spectroscopcs (prendre trois de ces supports : un pour gaz, deux pour étincelle).

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