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SULFATE DE SOUDE FONDU. — ÉTINCELLE

L'étincelle d'induction, en jaillissant sur la solution d'un sel de soude, donne très-brillamment la raie jaune 100 et faiblement les raies 106, 33 et i35,io. Avec un sel de soude solide (') ou. en fusion ignée, la raie 106, 3 3 est très- vive, et plusieurs autres sillonnent le spectre. Le sulfite et le cai^bonate de soude fondus donnent les mêmes raies que le sulfate. Avec le INaCl fondu, la volatilisation du sel est rapide, ce qiu nuit à l'observation ; j'ai cependant retrouvé toutes les raies représentées Pl. V, 2^ spectre.

OBSERV

OBSERVATIONS

E. Forte. Composée de deux raies très-voisines ne se résolvant qu'avec une fente déliée.

E. T-jorte. Composée de deux raies qui se distinguent neliement quand la fente est déliée.

(') Comme lorsque l'étincelle attaque le verre des tubes contenant les solutions.

SODIUM. - PLANCHE V

OBSERV

OBSERVATIONS

E. Forte. Composée de deux raies, facilement discernables avec une fente étroite, et L plus écartées que les raies de a 100,00. La raie de G est notablement plus marquée que celle de D ('). T-L à D sur M.

E. B marquée. Beaucoup moins forte que (î 92,85 et très-sensiblement plus F que e j 27,00. La présente raie coïncide avec une de celles de l'Étincelle longue (/3 106,67, formée de 106,41 et 107, o!5. Pl. II, i^^ spectre); elle est cependant bien due au Na, car: 1° elle est absente dans les spectres de K'O.SO' et Li'O.SO» purs, mais y apparaît dès qu'on ajoute à ces sels une faible quantité de Na'O.SO'; '2° elle est très-nette, même en l'absence complète de la raie ai34,o3 de l'Étincelle longue {Pl. II, spectre). La présente raie se dislingue à peine quand la perle est positive; mais, si l'on chauffe les environs de la perle positive en y dirigeant convenablement le dard du chalumeau, la raie devient trèsvisible, sans acquérir toutefois autant d'éclat qu'au pôle négatif.

E. T-Bmarquée. T-notablement moins forte que ^92,85. Composée de deux raies difficiles à séparer, tant à cause de leur rai)procheraent que de la faiblesse relative de la lumière; la raie de G est plus forte que celle de D. M. Thalèn indique pour les X de ces deux raies, 5i5,5 et 5i5,3, moyenne = 5i5,4. Ayantrepris plusieurs fois la mesure de cette raie, j'ai toujours trouvé 127,00, soit ji = 5i5,o, d'après la graduation de mon spectroscope.

E. Forte. Sensiblement plus forte que J 92,85 L à G sur M. Cette raie se compose de deux dont la G paraît être plus forte que la D. Elle est plus difficile à dédoubler que /3 106,33.

Env.

Un peu N (serait probablement étroite si elle était plus forte). F. Son intensité varie notablement avec la façon dont se forme l'étincelle.

Env.

Un peuN (serait probablement étroite si elle était plus forte). AFacvisible. Beaucoup plus marquée que 1 48, a3, mais moins que 107,03. Cette raie, souvent un peu masquée par la bande du Pôle négatif, appartient au Na, car: 1° une perle de Li'O.CO' n'en donnait pas trace, mais, en y ajoutant 1 /5 de Na-O.COS elle devenait très-visible; 2° avec i partie de Na'O.CO' pour 3 parties de Li'O.CO-, elle était bien marquée et au moins ajissi forte que a 188,67 du Pôle négatif; 3" 1/9 de Na'O.CO' dans le Li-O.CO' suffit pour provoquer, très-faiblement il est vrai, la formation de cette raie; 4° en chauffant l'espace interpolaire {voir ci-après), elle devient plus brillante que les deux raies a 183,67 et 184, 5o du Pôle négatif (P/. I, 2'' spectre).

Nota. — L'éclairage du fond est peu développé et sans caractères particuliers qui puissent en motiver la description.

(') J'ai observé plusieurs fois que jS 106, 33, produite avec un mélange d'un peu de carbonate de soude (je n'ai pas fait l'essai avec du sulfate) et de beaucoup de K'O.CO', était beaucoup moins nette qu'avec le Na'O.CO' pur; elle se dégradait à G jusque vers io5 2/3 ou 3/4 et restait nette à D. Cet effet m'a paru d'autant plus marqué que l'interrupteur oscillait plus lentement.

M SODimi ET LITHIUM. - PLAKCHE VI.

J'ai encore observé quelques autres raies violettes trop faibles pour être reproduites.

Les bandes violettes propres au Pôle négatif sont bien plus développées dans le spectre de Na^O.SO^ que dans celui de R-O.SO% comme si les raies violettes du R (beaucoup plus intenses que celles du Na) accaparaient, pour leur production, les oscillations moléculaires de périodes voisines au détriment des vibrations lumineuses de l'air.

Même quand le sel sodique en fusion est positif, on obtient un assez beau spectre en dirigeant un fort trait de chalumeau dans l'espace interpolaire.

Les bandes du Pôle négatif sont placées loin des raies caractéristiques du Na et ne gênent pas dans la recherche de ce métal.

Les baies les plus caractébistiques du Sulfate de Soude fondu. Étincelle, sont :

/ a 100,00. Réaction si extraordinairement ] sensible, qu'il est presque impossiiDle de

En première ligne. ... débarrasser de la raie 1 00 , 00 dans

( l'examen des corps en fusion ;

En deuxième ligne. . . p 106, 33;

En troisième ligne. ... j ^ ^2^85.

PLAiNCHE VL

SELS DE SOUDE ET DE LlïHINE. — DANS LE G.\Z.

Ces spectres ne possédant ensemble que trois raies, je les ai réunis en un même dessin, aucune confusion ne pouvant en résulter.

SODimi ET LITHIUM. - PLANCHE VI.

i"* Sels de Soude. Dans le gaz.

Ces sels donnent tous le même spectre, savoir :

OBSERV

OBSERVATIONS

E, mais possédant néanmoins une certaine grosseur, puisqu'elle est composée do deux raies qu'on ne sépare qu'avec une lente déliée. T-forte.

jfota. — Le léger éclairage continu du fond n'offre rien de caractéristique.

La raie caractéristique des Sels de Soude, Dans le gaz, est :

Nna 100,00. Réaction tellement sensible qu'il est très-difficile d'éviter toute trace de la raie 100,00 quand on chauffe des substances dans la flamme.

2° Sels de Lithine. Dans le gaz.

Ces sels donnent tous le même spectre, savoir :

OBSERV

OBSERVATIONS

E. T-forte.

E. AF. Se voit aisément avec un fil fin de platine pour support ou par l'emploi du chalumeau.

Quand la lumière est très-vive, et surtout avec le chalumeau, on aperçoit une trace de la raie 157,80 (voir Pl. VI, 2* spectre).

La raie la plus caractéristique des Sels de Lithine, Dans le gaz, est :

Li a 80 ,78. Réaction très-sensible et très-persistante (' ).

(') Le fil de platine absorbe et retient les composés lithiques, dont il est assez diflîcilc de le débarrasser complètement.

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