‹ Spectres, Périodes et Excentricités des BinairesChapitre 60 sur 71 · PÉRIODES GÉANTES NAINES GÉANTES NAINES CO RS CS RC CR D. SE ES · texte numérisé non relu

PÉRIODES GÉANTES NAINES GÉANTES NAINES CO RS CS RC CR D. SE ES

log P; e n log P; e€e nllogP, e n [logP, e n

Oj> 5j....10,43 0,05 104[0,46 0,04 2110,43 0,05 10910,47 0,05 16 5j- 10j....10,87 0,15 4210,89 0,13 1410,88 0,16 4610,87 0,09 10 10 j-. 20)....11,13 0,23 3411,15 0,17 121,13 0,22 . 841,145 0,19 9 20 j- 50j....1,48 0,39 211,46 0,26 8:47 0,37 .241,46 0,928 5! 50j- 100j....1,85 0,21 121,86 0,30 211,85 0,21 121,86 0,30 2! 400 j> 1a....12,25 0,27 2719,38 0.40 312,26 0,28 2812,28 0,2% 2 Aa: . #a....l2,83 0,30 1912,91 0-38 4/2,84 0,99 2012.88 0,35 | 3 Sa 50a....13,87 0,42 371398 0.41 471388 0,43 2913,98 0,41 42 50 a- 100a..../4,42 0,66 1414,42 0,48 94/2,42 0,63 16/4,42 0,49 99 100 a 200 a ....l4,71 0,64 144,70 0,52 928/4,69 0,61 184,71 0,52 94 200 a- 300 a ....|4,97 0,62 414,93 0,56 11/4,97 0,62 44,93 0,56 11 800 a 500a....15,13 0,55 515,46 0,70 515,12 0,614 615,18 0,66 4 800 a- 700 à ....15,31 ° 0,58. 215,35 0,62 615,30 0,53 315,36 0,65 5 00 81/000-8 AUTRE RS 4,000: 822.000 à. a Se 69 DA 67 PU OSSI D 00 00 A 2:000 213.000 à... %18:87 0:63 11 = NME OT RE EE ES 3.000 a-5.000 a ....[6,11 0,81 116,17 0,80 116,11 0,81 116,17 0,80 1 AUTO NE PT ES ENG 60 DOC TR NE PP ES

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N. 250. Les courbes (CG) et (CN). Comparaison entre ces courbes. — La courbe (CG) est composée de deux branches distinctes (abcdgh) et (kl) :

La première branche (abcdgh) paraît présenter deux maxima et deux minima dont les coordonnées sont approximativement :

CAS e, — 0,39,

Fr HR nl e, — 0,66, Fe et. VU Rte CL e, = 0,55.

La branche (kl) ne comporte que deux points k et / entre lesquels e croît ; le point X a d’ailleurs une ordonnée (0,63) supérieure à celle du point À (0,58), de sorte que les points k et { peuvent se placer sur la branche montante du second minimum quand on écarte l'hypothèse d’une lacune pour les périodes comprises entre 700 et 1.100 ans.

La courbe (CN) est également composée de deux branches (abcdgh) et (Xl) :

La première branche (abcdgh) paraît présenter deux maxima et un minimum dont les coordonnées sont approximativement :

AUX 22,88 e, — 0,40, AE de 70 EAURGE

minquim LXS—=) 5080 ex = 0,70,

La seconde branche (kl) est analogue à la branche de même nom de (CG) ; elle est seulement plus étendue. Son extrémité inférieure a une ordonnée (0,52) nettement plus petite que celle du point X de la première branche (0,62), ce qui semblerait indiquer l'existence d’un second minimum tombant entre k et k, si l’on écartait l'hypothèse d’une lacune pour les périodes entre 700 et 1.100 ans. |

Les nombres donnés ci-dessus montrent que les abscisses relatives au premier maximum X,, au second maximum X, ou au premier minimum X,, ont des valeurs tout à fait différentes suivant qu’elles se rapportent à la courbe (CG) ou à la courbe (CN); de plus le second minimum de (CG) d’abscisse X, n’a pas son analogue sur (CN).

Les branches (abcdgh) des courbes (CG) et (CN) présentent donc entre elles

de nettes différences, ce qui met en évidence l'influence de la magnitude absolue des Binaires sur la forme de la courbe (Période-Excentricité).

Remarque. —- Si la magnitude absolue séparatrice adoptée M, est égale à + 3,0 au lieu de + 2,5, on constate que :

Les premier et second maxima et le premier minimum de (CG) conservent sensiblement mêmes coordonnées, mais il n’y a plus à proprement parler de second minimum. Par contre, tandis que l'extrémité À de la première branche de (CG) a pour ordonnée 0,53, l’extrémité k de la seconde branche (kl) a une ordonnée beaucoup plus petite Y — 0,25, ce qui semblerait indiquer que, si lon écarte l'hypothèse d’une lacune des périodes entre 700 et 1.100 ans, le second minimum pourrait être simplement décalé et se situer entre k et kK.

En ce qui concerne (CN), le fait d'adopter :

M, = + 3,0 au lieu de M, = + 2,5,

ne modifie pas le nombre des maxima et des minima, mais on constate que :

Le premier maximum et le premier minimum correspondent à de plus petites coordonnées, celles-ci ayant pour valeurs :

(X1 = 1,86; Y, — 0,30), contre (X, — 2,38; Y, — 0,40) pour le premier maximum,

(X3 — 2,28; Y, — 0,26), contre (X, — 2,91 ; Y, = 0,33) pour le premier minimum. ,

Les coordonnées du second maximum ne sont pas sensiblement altérées.

Enfin, le long de la branche (Xl), Y ne va jamais en décroissant, mais n’est plus une fonction toujours croissante de X — log P.

On voit donc que le fait d'adopter M, — + 3,0 au lieu de M, == + 2,5 ne modifie pas sensiblement notre conclusion principale, à savoir que : les courbes (CG) et (CN) présentent entre elles de notables différences.

N. 252. Comparaison entre (CG), (CN) et les courbes (B), (A), (F); (G), (K), (M). — La comparaison entre (CG), (CN) et les courbes (B), (A), (F), (G), (K), (M) est basée, d’une part, sur un examen attentif des nombres inscrits dans le Tableau 71, d’autre part, sur l'étude des diagrammes correspondants.

Elle nous conduit aux résultats suivants :

Le premier maximum de (CG) a sensiblement même abscisse que ceux de (B), (A) et (G).

R. BoNNET. : AE

Le premier minimum de (CG) a sensiblement même abscisse que ceux de (B) et (G).

Enfin seule (A) possède un second maximum dont l’abscisse soit un peu voisine de celle du second maximum de (CG) et qui rappelle par son étalement la forme de ce dernier.

Les étoiles de types B et À étant en pratique toutes géantes, il n’est pas étonnant que des liens serrés existent entre les courbes (CG) et les courbes (B)

et (A). Les étoiles B, fréquentes seulement parmi les courtes périodes, ont sur-

tout influencé le premier maximum et le premier minimum de (CG). Les

géantes de type A, ont par contre deux domaines de concentration, à savoir :

(0-20 j) et (3 a-100 a), ce qui explique la contribution des Binaires de ce type

à l'apparition des premier et second maxima 2e Gex | On constate par ailleurs que :

Le premier maximum de (CN) est fourni par trois étoiles de spectre G, bien que la courbe (G) ne présente pas de maximum pour cette même abscisse X; = 2,38; comme le point de (G), d’abscisse voisine de 2,38, provient de la moyenne de six étoiles et possède une ordonnée Y — 0,23 nettement inférieure à celle du point correspondant de (CN), on peut en conclure que, pour le groupe

de périodes (100 j-1 a), la valeur moyenne de € est plus petite pour les géantes que pour les naines. On trouve en effet e — 0,07 pour les 3 pentes contre e — 0,40 pour les 3 naines. :

: À labscisse X, — 2,91 du minimum de (CN) correspond sur (G) ou (K) un point de la branche montante (cd) ; sur (M) le point homologue a une ordonnée voisine de celle du premier minimum de (M).

Le second maximum de (CN) correspond à celui de (G) et à l'extrémité de la seconde branche montante de (F).

Comme on le voit, si la parenté entre (CG) et les courbes (B) et (A) apparaît nettement, la parenté entre (CN) et les courbes (G) et (K) n’est pas toujours aussi évidente.

N. 253. Comparaison entre les courbes (CG) et (CI). — Si nous comparons entre elles les coordonnées de même nom des divers maxima ou minima relevés sur (CG) et (CI), consignées dans le Tableau 70, nous constatons que :

Les premier et second maxima de (CG) et de (CI) ont très sensiblement les mêmes coordonnées ; les parties (abc) des deux courbes se ressemblent beau-

coup et le second maximum manifeste dans les deux cas une même tendance à létalement.

D cts id arte à is

Le premier minimum de (CG), de coordonnées (X, — 1,85 ; e, — 0,21), a, lui aussi, même abscisse que celui de (CI) dont les coordonnées sont :

(Ka = 11,836 030)

mais il est nettement plus prononcé que ce dernier, l’oscillation (e, — e,) de la fonction Y — € entre les abscisses X, et X, étant beaucoup plus forte pour (CG) que pour (CI), à savoir : 0,18 pour (CG), contre 0,11 pour (CI).

Le second maximum de (CG), relatif au groupe de périodes (300-500 ans) ne paraît pas se retrouver sur (CI), qui présenterait plutôt un maximum dans cette même région.

Si d’ailleurs l’on superpose les diagrammes (CG) et (CI), ce qui se fait aisément quand ces deux courbes sont tracées sur des feuilles volantes transparentes, on voit que les deux branches (abcdgh) de ces courbes sont très voisines sur l’ensemble de leur parcours, sauf entre les points b et d d’abscisses 1,47 et 3,95, et au delà de X — 5. Dans ces deux derniers cas, c’est (CG) qui se trouve au-dessous de (CI).

Or, comme le remarque R. E. Wilson, puisque les Binaires de Type I sont en majorité de classes spectrales B ou A, donc géantes, la courbe (CG) se déduit de la courbe (CI) principalement par l’adjonction des géantes de Type II. La position relative des divers points qui jalonnent (CG) et (CI) semble donc montrer que les géantes de Type I ont en moyenne même excentricité que celles de Type II quand la période appartient à l’un des intervalles (0-50 jours) et (50 ans-300 ans) ; par contre quand P est compris entre 50 jours et 50 ans ou entre 300 ans et 700 ans, l’excentricité moyenne des géantes de Type I est nettement plus forte que celle des géantes de Type II. Autrement dit, pour l’ensemble des périodes, l’excentricité moyenne des géantes de Type [ paraît être supérieure ou égale à celle des géantes de Type IT*.

Ajoutons que, tandis que les points figuratifs de (CG) dessinent une courbe d’allure régulière entre les points c et d (d’abscisses voisines de 1,9 et 4), les points qui jalonnent (CI) sont par contre fortement dispersés autour de la . courbe moyenne tracée, mais ceci tient vraisemblablement à la pauvreté locale en Binaires dans le cas de (CI).

* Un examen plus poussé semble montrer que la réalité est moins simple : ainsi, parmi les 12 géantes rattachées au groupe de périodes (50 j-100 j), les 4 géantes À ont une excentricité supérieure à 0,30 ; les géantes B ont des excentricités petites ou moyennes, de même que les 2 géantes K ; les 3 géantes G ont des excentricités très petites.

En résumé, les données récentes confirment l'opinion de R. E. Wilson en ce sens que :

Sauf dans les domaines insuffisamment riches en Binaires, il existe-un lien serré de parenté entre les formes de courbes (CG) et (CI), provenant du fait que les Binaires considérées dans ces deux cas sont en totalité ou en majorité des géantes.

N. 254. Comparaison entre les courbes (CN) et (C II). — Les courbes (CN) et (C IT) sont toutes deux composées de deux branches distinctes (abcdgh) et (Xl) : les deux branches (kl) sont presque identiques ; les deux branches (abcdgh) présentent chacune deux maxima et un minimum.

Si nous comparons entre elles les coordonnées des maxima ou minimum de

(CN) et (C IT) inscrites dans le Tableau 70, nous constatons que :

Les coordonnées du premier maximum et du premier minimum ont des valeurs très différentes suivant que l’on considère l’une ou l’autre de ces deux courbes. Rappelons en effet que :

X, — 2,38 ; e, — 0,40 pour le premier maximum de (CN), X, —1,48;e, — 0,23 pour le premier maximum de (C Il) ;

X, — 2,91 ; e, — 0,33 pour le premier minimum de (CN), X, — 1,87 ; e — 0,16 pour le premier minimum de (C IT).

Le second maximum de (C N) correspond sensiblement à la même abscisse. (X3 = 5,16) que celui de (C IT), mais il est beaucoup plus accentué.

En sorte que si l’on transporte le diagramme (C N) sur le diagramme (C IT), on constate que les deux courbes (CN) et (C IT) sont très voisines l’une de l’autre, sauf quand la période est comprise dans l’un des intervalles (50 j-1 an) et (300 ans-700 ans) ; dans ces deux intervalles, la courbe (CN) est située nettement au-dessus de la courbe (C IT). |

Or, la courbe (CN) est basée sur des étoiles naïnes qui sont principalement de classes G et K, alors que (C IT) concerne un mélange de naines de classes G et K, et de géantes également de classes G et K. Le fait que dans les intervalles (50 j-1 a) et (300 a-700 a), la courbe (CN) est nettement au-dessus de la courbe (G IT) provient donc de ce que, dans ces régions, l’excentricité moyenne relative aux seules naines de Type IT est beaucoup plus élevée que celle concernant les géantes de même Type.

‘En résumé, Les grandes différences relevées entre les courbes (Période-Excen-

tricité), (CN) relative aux Naines, et (C II) concernant l’ensemble des Binaires de Type IT, sont certainement dues au fait que cette seconde courbe représente la résultante de deux relations (Période-Excentricité) relative l’une aux naines, l’autre aux géantes dont l’ensemble constitue les Binaires de Type II.

Ainsi, bien que nos courbes (CN) et (C II) diffèrent très notablement des courbes de même nature de R. E. Wilson, nous arrivons néanmoins à la même conclusion.

N. 255. Comparaison entre les courbes (CG), (CN) et la courbe (C). — Les courbes (C), (CG) et (CN) se composent chacune de deux branches distinctes (abcdgk) et (kl) ; chacune des branches (Xl) de (CG) et de (CN) se confondant en pratique avec une partie de la branche de même nom de (C).

Si l’on essaye de transporter le diagramme (CG) sur le diagramme (C) en ayant soin de faire coïncider les axes de même nom, on constate en outre que :

Les courbes (C) et (CG) coïncident sensiblement dans l'intervalle :

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