‹ Spectres Raman de monocristaux de sel de Seignette et de certains monophosphates alcalinsChapitre 18 sur 43 · APPLICATION DE L'ÉTUDE PRÉCÉDENTE AU CAS DU SEL DE SEIGNETTE · texte numérisé non relu

APPLICATION DE L'ÉTUDE PRÉCÉDENTE AU CAS DU SEL DE SEIGNETTE

Le premier problème qui se pose, lorsqu'on cherche à interpréter le spectre des grandes fréquences du sel de Seignette, est la détermination de ce qui est attribuable aux groupements O-H de l'ion tartrate et de ce qui correspond aux molécules d’eau.

La seule méthode consisterait à chercher le spectre de Ci H310ç NaK, # D,0. On ne connaît actuellement que C4 D4 O, NaK, 4 D,0. Son spectre a été obtenu par Westerdijk (23) ; malheureusement avec un spectrographe très peu dispersif. Les résultats qu'il obtient pour le sel de Seignette ordinaire concordent à + 25 em-! avec les nôtres. Il est impossible, dans ces conditions, de faire une attribution des fréquences observées.

Il ne nous reste que la possibilité de comparer le spectre du sel de Seignette à celui de l'acide tartrique et d'autres tartrates. Les résultats suivants ont été obtenus par Marignan (18) à l'aide de la méthode des poudres :

Acide tartrique (C4 H5 05) : 3.321 em-1 3.422 cm-1 raies d'intensité moyenne.

CAO CRU : 3.322 cm-! 3.467 cm-! raies larges et diffuses.

ME sx: bles LHEOU SR: 5 HO: 3.290 em-1 3.340 em-1 raies faibles

et diffuses.

Les fréquences observées varient, bien entendu, assez fortement d'un composé à un autre. I1 semble que, dans tous les cas, les fréquences OH donnent naissance à une raie peu intense et diffuse au voisinage de 3.300 cm.

Nous supposerons qu'il en est de même dans le sel de Seignette, et que l’ensemble du spectre, exception faite de la bande 3.300 em-! (de faible intensité), est attribuable aux molécules d’eau. Un cas reste douteux : celui de la large bande 32115 25%em;e

1) Calcul des tenseurs d'intensité théoriques ; comparaison avec les résultats expérimentaux.

Nous avons vu précédemment que sion néglige le couplage entre les différentes molécules d'eau d'une même famille, 1] suffit de calculer le tableau d'intensité de l’une d'elles.

Lorsqu'on admet la structure indiquée par Beevers et Hughes, et lorsqu'on suppose que les molécules d’eau gardent les mêmes éléments de symétrie qu'à l’état de vapeur, les tableaux d'intensité qu'on obtient par rapport aux axes OX, OY, OZ du cristal sont les suivants :

Oscillation symétrique

Ne do pp È Oscillation

D ST MAT 12e antisymétrique duu = ävv = 5 duu = dyvv = — 5 À 2,98 0,1% 0,23| 10,25 0,12 0 0,04 0,03 0,12 T0 TEA 0,12 0,85 0,12! 10,03 0,44 0,19 0230 2,16| [0 0,12 2,16] [0,12 0,19 0,22 3,46 0 0 06 3,46 0 0,55 0 D'OTEU AS 0 Il 0 0 Il 0 0,07 0 0,93 0,06 0 0,68! [0,55 0 A 0 0,93 0 1 0 0 Il 0 0 0,26 0,79 0 7 HE TRS DO AAURE 0,79 0,23 0 000: 1138 MID MEN 0 SUR ER EE 1.08 0,38 0,12] 10,7: 0,0310,04| 10,720 70025 10 [0,35 2,9 1,44| [0,03 4,4 0,16! |D O0 0,2 0,12 1,44 1,36] [0,04 0,16 1,4] |0,23 0,2 0,34

La comparaison avec les tenseurs expérimentaux ne permet aucune conclusion certaine. La raie 3.407 em-1 ou la bande 3.271 cm-! pourraient représenter la fréquence symétrique de la molécule d’eau (10). Les raies 3.475 em-1, 3.537 em-!, la bande 3.400-3.,510 pourraient représenter sa fréquence antisymétrique. Par suite de la courte liaison hydrogène possédée par cette molécule, ilest d'ailleurs probable que la molécule (10) a une structure dissymétrique et que la distinction entre fréquences antisy métrique et symétrique n'est qu'approximative.

Le tenseur d'intensité de la raie 3.407 em-1, égal à :

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