‹ Spectres Raman de monocristaux de sel de Seignette et de certains monophosphates alcalinsChapitre 19 sur 43 · DR NO · texte numérisé non relu

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est celui qui se rapproche le plus des tenseurs théoriques relatifs à la vibration symétrique de la molécule d’eau (10). L'angle des deux radicaux OH de cette molécule est, d'après Beevers et Hughes, égal à 97°. Les considérations précédentes relatives à une molécule d’eau dissymétrique montre qu'il est possible que, dans ces conditions, l'écart entre les deux fréquences de valence soit inférieur à 100 em-1.

S'il en est ainsi, il est vraisemblable que la raie 3.475 em-1 est la raie antisymétrique relative à la molécule d’eau (10). La raie 3.537 em-1 disparait, en effet, presque complètement au-dessus de + 25° C., alors que la raie 3.407 cm-1 reste intense. D'autre part, sa fréquence ne varie pratiquement pas en fonction de la température, alors que celle des raies 3.407 et 3.475 cm-1 varie suivant la même loi,

Il est vraisemblable que la large bande 3.200-3.600 em-1 est relative aux molécules d’eau (7) et (8) qui ont un entourage leur permettant plusieurs orientations,

Il est étonnant de ne pas trouver un tenseur correspondant à la raie symétrique correspondant à la molécule d'eau (9). Cette molécule est, en cffet, la plus « bre» du cristal et on doit s'attendre à observer 2 raies fines pour ses vibrations de valence. Peut-être, peut-on lui attribuer la raie 3.537 em-1, L'orientation indiquée par Beevers et Hughes serait alors

incorrecte ; il serait nécessaire, pour rendre compte (en première approximation) du tenseur expérimentalement observé, que la normale au plan de la molécule d'eau (9) soit sensiblement parallèle à OX. Aucun empêchement stérique ne s'oppose à cette orientation.

Finalement, on constate que la structure du sel de Seignette est trop complexe pour qu'une attribution certaine des fréquences expérimentales puisse être faite. Il faut espérer que la diffraction des neutrons permettra l'orientation certaine des molécules d’eau ; on pourra alors essayer d'interpréter les variations remarquables du spéctre en fonction de la température.

CpariTRe VII

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