SPECTR0SC0P1E DU LAIT
l’on relrouve dans le beurre. Suivant Thudiohum, Mac-Munn, ce pigment serait dù à la Iutéi ne ; on l’extrait du lait par l’action du chloroforme sur le beurre. 11 monlre les trois bandes caractéristiques de la luléine, en F, la seconde entre F et b dans le bleu et l’indigo, la troisième au delà de G sur le violet. Suivant Halliburton, la matière colorante du lait et du beurre est un dérivé du Upochvonie, ce qui ne contredit pas les résultats précédents. Dans l’examen habituel du lait, on ne peut constater les caractères spectroscopiques de la luléine, mais on trouve une obscurité générale du spectre, qui est plus ou moins prononcée suivant l’épaisseur à laquelle on l’examine ; j’ai utilisé ces phénomènes pour l'analyse du lait, au moyen de I’hématoscope, sous le nom d’examen diaphanoscopique ; je décris dans un autre volume ce procédé qui a fait l’objet d’une thèse très documentée de l’un de mes élèves, le DrGerson (Paris, 1892).
L’examen spectroscopique du lait doit être fait dans tous les cas où le lait présente une coloration anormale ; c’est ainsi qu’on déterminera la présence de la matière colorante du sang dans le lait de vache et, plus souvent encore, dans le lait de chèvre. Dans ces cas, en laissant le lait reposer dans un verre conique, les globules