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BILE DE DIVERS ANIMAUX

fréquentes chez les bovidés. Nous avons indiqué comment on peut en extraire la bilirubine.

De la bile chez les divers animaux. — L’élude spectroscopique de labile a été faite chez un grand nombre d'animaux, et elle présente une réelle importance, ainsi qu’on le verra par les applications qui en ont été faites à la physiologie par Dalton, Mac-Munn, lleynsius et Campbell et par nous-même.

La hile du porc ne donne pas de spectre lorsqu’elle est examinée à l’état frais, mais quatre heures après son extraction de la vésicule biliaire, cette humeur apparaît brune en couche, épaisse et jaune; en couches minces, elle donne une bande d’absorption faible, située à gauche de D, puis une absorption continue s’étendant dans le vert, de la moitié de l'espace entre D et E, jusque dans la région ultra- violette.

La hile du chien à l’état frais donne une très faible obscurité, entre D et E, mais non pas une bande bien marquée (Mac-Munn), puis l’absorption totale du bleu et du violet.

W erlhcimer et Meyer (Mec/iives de physiologie, 5e série, t. Ier, p. 44l 1889) ont étudié avec beaucoup de soin la bile du chien, et leurs conclusions méritent d’être reproduites presque textuellement.

HILE DU CHIEN

Si l’on place devant la fente du spectroscope, soit une cuvette prismatique, soit simplement un tube à essai contenant de la bile de chien diluée avec de l’eau ou en nature, on voit très nettement une bande d’absorption dans le rouge. Le bord droit de cette bande est assez net, son bord gauche se confond quelquefois avec l’extrémité moins éclairée du spectre. Il faut alors pour le distinguer, ou diluer davantage, ou augmenter la quantité de lumière en élargissant quelque peu la fente du collimateur. Cette bande est comprise entre X 6j5 à 653, entre B et C, bordant et recouvrant même C, suivant qu’elle est plus ou moins large. A côté de cette première bande on en trouve une deuxième, bien moins foncée, entre C et D, tout près de D X 6i5 à X 5go. Celle-ci peut facilement passer inaperçue, sauf dans certains cas où elle est également bien prononcée. L’autre, au contraire, a toujours été très apparente chez plus de Go chiens.

Si l’on traite la bile fraîche du chien par l’ammoniaque on voit la première se déplacer vers D, de X 665 à 638, la deuxième de X 6o5 à 582. Si l’on ajoute à la bile du chien quelques gouttes d’acide nitrique, on obtient un spectre semblable à celui que Heynsius et Campbell ont décrit comme caractéristique de la bilicyanine,

BILE Dü CHAT

c’est-ù-dire d'un degré avancé de l’oxydation de la bilirubine ou de la biliverdine. L’étude de la bile du chien a servi de base à la démonstration qu'ont faite Werlheimer et Meyer du (tassage de l’hémoglobine dans la bile, sous l'influence des intoxications destructives des globules, et aussi à la démonstration du passage dans la bile du chien de la bile du mouton et, pal’ conséquent, du rejet par le foie de la bile introduite dans le sang. Nous l’avons déjà dit, la bile du mouton contient ordinairement une matière colorante dont le spectre est caractéristique, et qui se retrouve facilement dans la bile du dlien lorsqu’elle a été injectée dans le sang (*).

La bile du chat est jaune avec une teinte verdâtre ; en couches épaisses de 5 millimètres, (Mac-Munn) elle ne présente pas de bandes, mais en couche mince elle montré une bande, entre b et F, analogue à celle de l’urobiline, et qui est rendue plus foncée par l’action de l’acide chlorhydrique, ou diminuée par la potasse caustique.

La bile du cobaye offre des particularités fort

(l) M. Ê. Weétheimkr. — Expériences montrant que le foie rejette la bile injectée dans le sang. Archives de JLSrown-Séquard, n° 4, octobre 1891, p. 724 à 7A4.

BILE DU COBAYE

intéressantes. D’une part, elle ne présenterait pas habituellement la réaction des acides biliaires (réaction de Petlenkofer), ce qui a conduit Sebilt à des expériences fort remarquées. Introduisant de la bile de mouton dans l’intestin des cobaves, il a retrouvé alors constamment dans

la bile du cobave la réaction des acides biliaires.

Ces expériences ont été l’objet de controverses nombreuses. Vulpian, Beaunis, Kulz et Grass ont démontré que l'absence de la réaction de Petlenlcofer sur la bile du cobaye n’est pas constante.

D’au lté pari, la recherche spectroscopique directe de la bile du cobaye montre un spectre caractérisé par une première bande, à droite de I), peu intense et ne dépassant pas le vert jaune, puis une bande dans le vert bleu, à droite de b, qui se confond avec l’absorption complète des rayons de F à h, c'est-à-dire les rayons bleus et violets.

La bile du lapin présente trois bandes : la première plus obscure, adroite de D, dans le jaune vert ; la seconde dans le vert n’atteignant pas la raie F ; la troisième s'étendant dans le vert bleu, entre b et F, du milieu de l'espace 6F à F.

L’obscurité générale du spectre, à gauche, déliasse la raie C;à droite, l’obscurité complète commence dans le milieu de la plage FG, c’est-

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