BILE DE LA SOURIS
lü2
à-dire dans le blanc, pour s’étendre jusqu’à l'extrémité du spectre.
La bile de la souris est colorée en jaune ; elle présente, en couche mince ou en solution, un spectre très remarquable constitué par une la rge bande, entre b et F, tout à fait analogue à la bande caractéristique de l’urobiline ; elle devient plus foncée par l’addition d’acides minéraux, et diminue par l’action de la potasse caustique.
Ainsi que l’a fait remarquer Mac-Munn, c’est un phénomène bien curieux que l'examen de la bile d’un petit mammifère insignifiant puisse mettre en lumière un des faits de chimie physiologique les plus obscurs, c’est-à-dire le rapport , de l’urobiline avec la matière colorante de la bile.
La bile du mouton, du bœuf , du veau (voir Cholohèmatine , p. 116) est caractérisée par un spectre analogue ; il est formé de cinq bandes et ressemble à celui de la chorophylle, ou plutôt il donne le spectre de la cholohèmatine que nous avons décrit et figuré précédemment, p. 117. Il est inutile d’insister une fois de plus sur les applications qui ont été faites par Wertheimer de ces spectres caractéristiques.
La bile de la chauve-souris donne une faible bande, vers F, et ensuite une absorption con-