‹ Spectroscopie biologiqueChapitre 14 sur 56 · ROLE DE LA PIGMENTATIOX · texte numérisé non relu

ROLE DE LA PIGMENTATIOX

« envisager la ])igincn(alion comme une défense « de la cellule contre les rayons lumineux, suret tout chimiques. Celte réaction de défense est « devenue générale conlre toutes les excitations « (mécanif|ues, chimiques, etc.), en déviant de « sa signification primitive. Au point de vue « phylogénique, peut-être doit-on considérer « avec M. Giard la localisation cutanée du pig- « ment comme la fixation, pour cause d’utilité « j)uhlique,des substances toxiques excrétées par « cette voie, mais dont la rétention a modifié « en mieux les conditions d’existence de l’indi- « vidu ».

Il faut considérer comme appartenant aux mélanines, le pigment de la sèche, qui est un cxemj)le do production pigmentaire ayant un rôle de défense, mais, au point de vue spectroscopique, ce pigment ne présente pas d’autre caractéristi([ue qu’une absorption plus ou moins prononcée dans toute l’étendue du spectre.

On peut rapprocher des mélanines ou des pigments dermiques l’éléidine, découverte par Ranvier (*), et qui est une matière colorante de

(*) Ranvikk. — Sur une substance noui'elle de l'épicUn'ine, etc, Cp. R. Ac. des Sc. :5o Juin 1.S7Ç) et De l’éléidine, distribution et répartition de cette

PIGMENTS TÉGUMENTAIRES

lepilliéliiim dans la couche située au dessus du corps muqueux, et du revêtement épithélial de la muqueuse huccale et de la langue chez un grand nombre de mammifères, mais ce pigment n’a pas été l’ohjet de recherches spectroscopiques. Nous savons cependant qu’il n’est ])as assez concentré pour modifier l’examen spectroscopique du sang, puisque si l’on examine la surface sousunguéale où il n’existe pas, à côté de la surface cutanée, l’on n’observe pas de différence appréciable dans l’aspect du spectre des deux parties.

Pigments tégumentaires ou pigmeyits dermiques. On réunit sous ce nom des pigments plus ou moins bien déterminés, offrant des couleurs fort variables, et qui semblent devoir rentrer dans un des groupes précédents, lorsqu’ils seront mieux connus.

Je me contenterai d’en citer quelques exemples. Telle est la Turacine, qui est le pigment des plumes bleues des ïouracos, qu’on peut obtenir en paillettes cristallines et dont les sol/itions présentent deux bandes entre D et K et une composition chimiquedéterminée. D’autres pigments peuvent être extraits des plumes d’oiseaux qui

substance. Cpt. R. Ac. des Sc., lo décembre i883, et Archives de Physiologie, 1884. ‘

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