CHLOROPHYLLE DES INSECTES
sencc d’une chlorophylle dans le foie de divers invertébrés, et il lui attribue sous le nom d entérochlorophylle un rôle respiratoire (*). Enfin parmi les insectes, chez les orthoptères à coloration verte, les manies religieuses, on retrouve une chlorophylle dans les téguments, ainsi que je l’ai constaté chez plusieurs espèces de sauterelles, en particulier les locuslldes ou sauterelles à sabre. On retrouve la chlorophylle dans l’alcool où ces insectes sont conservés, et l’on peut assurer que c’est bien dans les téguments et non dans le contenu de l’intestin que ce pigment existe, puisqu’on l’obtient ainsi que je l’ai fait, en enlevant préalablement l’abdomen avant de faire la macération alcoolique ou chloroformique du reste de l’insecte. On peut opérer de même avec les élytres des cantharides et par conséquent on peut se servir de la poudre de cantharides pour préparer cette chlorojihylle qui fait bien partie intégrante des téguments. La fîg. 10 montre le spectre de la chlorophylle préparée par un extrait chloroformique de poudre de cantharides.
Ce spectre est composé de quatre bandes, la première située dans le rouge entre H et C, c’està-dire entre G97 et 65o X. Celle bande est la
(') British tnedic. assoc., vol. XXXV, p. ^70.
TEINTUHE OE CANTIIAIUDES
plus noire, la plus foncée, une seconde bande est située entre C et D dans l’orangé, soit de 625 il 600 X, et la troisième bande à droite de 1) occupe la plage orangé jaune et jaune de 585 à 57G X, la quatrième dans le jaune vert, vert jaune, 54‘) à 5(io X, une large bande obscure de
Fifj. 10. — Spectre ilo la teinture cliloroformique «le canlliariile». connenlrée, le.s trol.^ièine et quatrième bandes sont presque l'on- (omlues,
.490 à 4Go X dans le bleu, puis la réapparition du spectre bleu, et enfin une plage obscure s’étend du milieu de l’espace de F à G dans l’indigo, 44^ 425 X, laissant apercevoir la plage
bleu violet, vers .‘I20 X.
Ce spectre correspond à celui de la cblorophvlle et au spectre de la cbloropbylle observée par II. Becquerel et C. Brongniart citez les Bbyllies, orthoptères de la famille des Plasmides, insectes qui atteignent une taille considérable et présentent ce mimétisme remarquable qui les fait ressembler à des feuilles. L’examen spectroscopique du phyllium crurifoliurn, provenant