HACILI.E DU LAIT BLEU
Le Bacille du lait bleu ou Bacillus syncyaneus,a(iiii éludié très complètement parNeelsen qui a figuré les réaclions spectrales de cette matière colorante ressemblant à bien des égards à la tripbényl-rosaniline. Recueillie dans les bacilles développés près de la surl'ace du lait bleu contenu dans un vase, elle présente une large bande s’étendant de 6o5 X à gauche de 1) jus([u’à 55o X dans le jaune vert. La bande est très obscure à droite de D, environ de 55() à 55o X, puis elle s’atténue à droite et à gauche.
Traité par la j)olasse caustique, ce pigment devient ronge rose, avec une bande très large, conimençant à droite de D (58o X) très toncée jus(ju’à E et h et s’étendant un peu au delà de F jusqu’à X, mais en devenant progressivement plus obscure.
Les acides peuvent ramener au bleu la matière colorante, devenue rosée par les acides. Enfin si on la laisse longtemps en présence de la potasse caustique, elle prend une coloration briquetée, et au bout de heures elle devient Iluorescente.
Son sj)ectre présente une large bande commeiK.ant un peu avant E, couvrant le vert, la raie b et le bleu cyané, la raie F et enfin
RACTKRlO-PUnPl'RINE U 3
s’étendant dans une partie du bleu jusqu’à
Le mio'ococcus ochroleucus, trouvé par Legrain dans le pus de ruréthrite, ne présente pas de bandes délimitées, mais un obscurcissement du spectre depuis D jusqu’au delà de F, avec renforcement de l’absorption au niveau de F.
ha groupe des Beggiaioacés comprend aussi une espèce chromogène, à coloration couleur rose de pèche, c’est la Beggialoa Roseo-persicina qui serait l’élément colorant de la morue altérée, dite morue rouge.
Son pigment présente une teinte rose d’où le nom de bactério-purpurine que Ray Lankester lui a donné. Son spectre est caractéristique, il est constitué par (juatre bandes ; la première, large, est située dans le jaune j>rès de D ; viennent ensuite deux bandes faibles dans le vert près de F et b, puis une bande faible dans le bleu près de F ; enfin à partir de G le spectre est obscur. On a rapproché ces réactions de celles de l’alizarine et de la purpurine. Tels sont les travaux qui peuvent servir d’exemple pour une étude d’ensemble des pigments des bactéries chromogènes.
(<) Neelsen. — Colin, Beitrage z. Biol.d. Pli., III, a. Hksocque — Spectroscopie biologique, III 8
114 BACTÉRIES CHROMOGÈNES
Il existe un grand nombre d’espèces, qui offrent toute une série de couleurs. C’est ainsi que la coloration rouge existe encore dans les colonies ou les cultures du micrococcus cinabareus, du bacillus ruber , du micrococcus roseus l’orangé, le jaune dans micrococcus pyogenes aureus, micrococcus cereus, tlavus, micrococcus luteus, sarcina lutea, bacillus synxantheus.
La coloration verte existe dans le bacille de la diarrhée verte des enfants (Lesage), le bacillus viridis, le bacillus chloreus. Le bacillus pyocyaneus est vert et bleu, l’on trouve encore les teintes brunes dans le bacillus fulvus, le bacillus brunneus. Enfin le violet est représenté par le bacillus violaceus, le bacillus jantbinus. A celte liste, s’ajouteront d’autres espèces, sans parler des bactéries polychromes, décrites par Thlry.
CÜAPITIŒ V
DOCUMENTS TECHNKJUES
Dans le premier aide-mémoire de speclroscopie biologicjtie, j’ai consacré un chapitre à la technique générale, et dans plusieurs des chapitres de ce livre, j’ai exposé les notions nécessaires au mode d’emploi des appareils plus spécialement destinés à l’étude du sang ('). 11 est utile de compléter ces notions par l’exposition de certains procédés qui se rapportent j)lus j)articulièrement à la speclroscopie des organes et des humeurs.
Éclairage. — Les humeurs, sous l’aihle épaisseur, sont le plus souvent examinées à la lumière transmise, elles sont recueillies dans de petites cuves de verre en forme de paralléli{)ipcdes, ou bien, prisnïatiques, qui sont placées devant la (*)
(*) Ilématospectroscopes. Analyseur chromatique, ophlalmospectroscope .