‹ Spectroscopie biologiqueChapitre 5 sur 56 · ANORMALES · texte numérisé non relu

ANORMALES

[D'orif/ine pathologique)

Uroérythriue.

Urobilines pathologiques.

Urobémiitoporpbyrine.

Pigments biliaires (Gholécyanine-Bilirubine).

Pigments du sang (Hémoglobine et ses dérivés),

ACCinENTELl.ES

Pigments de la santoniiie, de l’indigo, de l’alizarine, de la garance, de la rhubarbe, du séné, du bois de campêcbe, des carottes ou caroltine, des mûres, des cerises, du café.

Réactions colorées de l’antipyrine, de l’acide salicylique, de la thalline, de l’hydroquinone, du naphtol, etc.

UHOUILINE

Urobiline (C^4l^®Az*0'). — Le pirjment jaune ou urobiline, qu’il serait préférable de dénommer urochroine avec Gauthier, a été l'objet d’un nombre considérable d’études, il présente des réactions spectroscopiques caractéristiques.

Lorsque l’urine est fortement colorée, et (]u’elle contient une dose élevée d’urobiline, on peut conslaler directement les caractères spec- } Iroscopiques en examinant l’urine avec un simple spectroscope à vision directe, et à l’aide de certains réactifs.

l.es urines qui renferment de l’urobiline en forte proportion présentent une coloration brun rougeâtre (|ui ressemble à celle des urines iclériques. Gubler les avait appelées urines hémaphéiijues et avait signalé lacoloraliun légèrement ictérique des téguments qui les accompagnait, caraclérisant l’ictère hémapliéique et l’ictère des nouveau-nés.

Il est maintenant démontré que cette coloration des tégurnenlsa une origine plus coni[)lexe, et peut étz’e produite par d’autres pigments, et principalement le pigment biliaire. Néanmoins, c’est habituellement la coloration anormale foncée de l’urine qui donne l’indication d’y rechercher l’urobiline pathologique. Dans la plupart des recherches faites antérieurement à celles

PROCKDK nE MÉHU

de Miic-Munn, l'on s’est conleiilé d’apprécier la quantité d’urobiline avec les caractères de ce pigment tels qu’on les connaissait, mais désormais la distinction doit être plus parfaite si l’on veut obtenir des résultats applicables soit à la pathologie générale ou simplement à la séméiologie de l’urine.

Le procédé de Salkuwski est le plus simple qui permette de retrouver le spectre de l’urobillne, même lorsque l’urine ne le montre pas à l’examen direct.

On agite 5o à loo centimètres cubes d’urine avec partie égale d’éther pur ne contenant ni alcool ni acide, on sépare l'exti’ait éthéré dans un entonnoir à robinet, et l’on y ajoute quelques centimètres cubes d’alcool. La solution est jaune et présente une Iluorescence verte et la bande caractéristique de l’urobiline.

Le procédé de Méhu permet de j)réparer de j)lus grandes quantités et enfin d’isoler l’urobillne pure. L’urine est acidulée avec i à 2 graiiimes d’acide sulfurique par litre, et mélangée avec du sulfate d’ammoniaque pur eu excès. 11 faut presque autant de sulfate d’ammoniaque que d’urine, on agile le mélange longtemps et l’on observe déjà des flocons ocracés du pigment, on filtre, et le liquide doit ressortir

PROCÉDÉ DE MAC-MUffN

incolore si on a enlevé lout le pigment. Le filtre contient encore l’excès de sulfate d’ammoniaque mélangé avec le pigment ; il est essoré entre des feuilles de papier filtre et desséché. On sépare le pigment au moyen de l’alcool absolu, et l’on obtient une solution d’urobiline jaune, rouge, suivant la condensation. Pour isoler Turobiline pure, on évapore et on redissout par l'alcool absolu. Ce procédé a été utilisé pour le dosage de Turobiline par Viglezio, ainsi ({u’on le verra plus loin (p. 23).

Le 'procédé de Mac-Mimn est préférable pour l’étude des variétés de l’urobiline et des pigments pathologiques. L’urine est filtrée sur l’acétate et le sous-acétate de plomb ; le précipité est traité par un mélange d’alcool rectifié 68 parties, et d’acide sulfurique, 12 parties. La solution alcoolique est diluée avec de l’eau distillée puis agitée avec du chloroforme qui dissout le pigment, cette solution est recueillie au moyen d’un entonnoir à séparation et pour obtenir le pigment pur, il suffit de l’évaporer à la température ordinaire.

Le procédé plus récent de Studensky, qui peut être utilisé pour l’analyse quantitative de l’iirobiline, consiste à agir sur 20 centimètres cubes d’urine à laquelle on ajoute 2 centimètres

Hkxocque — Speetroscopie biologique, III 2

caractèhes de l’urobiline

cubes d’une solution de sulfate de cuivre saturée à froid, puis du sulfate d’arninouiaque cristallisé jusqu’à saturation, etenlin lo centimètres cubes de chloroforme; on agite plusieurs minutes et il se fait une couche de chloroforme colorée en rouge que l’on sépare avec l’entonnoir à robinet. Si l’on a des solutions graduées d’avance, on peut apprécier l'intensilé de la couleur et par comparaison doser l’urobiline.

Caractères de l’urobiline. — Quel que soit le procédé emplo}’é, nu n'a |ni obtenir l’urobiliue cristallisée, elle se présente sous forme de poudre amorphe jaune brun avec rellets verdâtres. Elle est facilement soluble dans l’alcool, le chloroforme, les acides, l'eau acidulée, soluble en partie dans l’éther, la benzine.

Les solutions d’urobiline sont jilus ou moins jaunes ou même jaune orangé dans l’alcool, rouges ou rouge cramoisi dans le chloroforme, elles jaunissent sous riullueuce des alcalis et rougissent par l’action du chlorure de zinc. Elles présentent, lorsqu’elles sont additionnées d'ammoniaque puis traitées par une petite quantité de solution de chlorure de zinc au centième, une Iluorescence verte très prononcée, avec aspect dichroïque, qui est caractéristique.

Les réactions spectroscopiques de l’urobiline

SPECTRES DE L l’ROBlLlNE

sont très nettes, celle ({ni domine est l’existence d’une bande d’absorj)lion située dans le vert et le bleu cyam>, entre la raie b et la raie F. Celte bande est située entre 5io X et 485 À, c’est-àdire laisse un léger espace entre la raie b et son bord gauche, et elle ])eut dépasser la raie F à droite. Les bords du spectre sont un [)eu moins foncés ({ue la j)artie centrale qui est située vers joo X, c’est-à-dire plus |)rès de F que de b [fig. i).

Ce spectre s’observe dans l’urine acide, et dans

dBCO E/i F G

Fiij. 1 — S|>8clres di; l'urobiline.

Sjiectre siipérivur. — Urobiline en solution alcoolique, ililiiée.

Spectre inférieur. — Urobiline traitée par rammoniaque et le, cdlorure île zinc. Ua bande à droite de R est constante. — Ues bandes près de C et sur 1» sont c.xceptionncllcs (Mae-Munn).

les solutions d’urobiline diluées, acides, c’est-àdire aux deux centièmes environ et mé-ine moins, tandis que dans les solutions très concentrées, |jar exemple au dixième, à une épaisseur d'un centimètre, on ne voit dans le s|)ectre que l’orangé et le jaune et le jaune vert, il y a de H à C

RKACTIONS DE l’uHODILINE

obscurité moindre et du milieu de la plage D à E jusqu’à E une demi-obscurité mais les autres plages sont tout à fait obscures.

Lorsqu'on rend les solutions alcalines et surtout en y ajoutant de l’ammoniaque et du cblorure de zinc, la bande est déplacée, elle se porle vers h et E, c’est-à-dire environ entre 5io et 5 17, celte bande a d’ailleurs une obscurité moindre que la précédente.

Un peut encore constater ce phénomène dans les urines contenant une forte proportion d’urobiline en y ajoutant de l’ammoniaque et du cblorure de zinc.

En plus de la large bande caractéristique de l’urobiline normale, Mac-Munn a signalé l’apparition dans le spectre de l’urobiline isolée et redissoule dans l’alcool, puis traitée par l’ammoniaque et le cblorure de zinc, deu.x bandes supplémenlaires, la première, à droite de G très légère, la seconde des deux cotés de D. Elles sont distinctes des réactions très analogues de l’urobiline pathologique. Elles sont représentées dans le spectre inférieur de la fig. 1 d’après Mac-Munn et suivant notre échelle.

Une troisième réaction dont Bogoinoloiï a montré l’imporlance consiste à rendre neutres les solutions alcalines d’urobiline en y ajoutant

DOSAGE DE l/uROBILlNE

du sulfale de fer, on peut alors en exlraire, au moyen du chloroforme, une subslance de couleur cramoisie cjui présente une bande étroite située au niveau de la raie E.

En ajoutant à celte solution de nouveau un alcali, elle change de couleur, de^^’^enant rouge jaune, et l'on y retrouve la bande primitive de h à E.

Enfin cette solution alcaline, étant neutralisée et acidifiée par l’acide acétique, devient jaune rouge, et présente alors la bande caractéristique de rurobiline entre h et F. Au début de cette dernière réaction la bande entre 6 et F est à peine aussi obscure que la bande située en E, mais celle ci s’alîaiblit, disparaît, tandis que la bande entre h et F devient plus nette.

BogomolofT a déduit de cette propriété un moyen de doser l’iirobiline (voir p. 28),

Dosage de l'urobiline. — Ea recherche de l’urobiline dans l’urine peut être faite par l’examen direct avec le speclroscope, et si l’on examine l’urine dans des tubes plus ou moins profonds ou plus ou moins larges on peut apprécier approximativement la quantité d’urobiline contenue dans l’urine, mais pour une analyse plus exacte, il faut un procédé plus rigoureux. On doit se proposer de résoudre le problème

Tl

DOSAGE DK L UHOUIMXE

suivant : à quelle épaisseur peut-on observer nettement le phénomène de la bande caractéristique? Et alors on en déduira la quantité d’urobiline, à l’aide de tables établies d’avance.

Le phénomène de la bande uni(jue entre h et Fs’il n’y a pas dans l’urine de pigments biliaires est assez facilement délimité, c’est ainsi qu’on peut rechercher l’épaisseur où l’urine est assez colorée pour que tout l’espace en h et F soit obscur, sauf un léger espace entre h et le bord gauche de la bande de l'urobiline, c’est-à-dire entre 5i5 et 485 À.

Pour apprécier l’épaisseur de l’urine à laquelle s’observe nettement le phénomène de la bande unique caractéristique de rurobiline, je me suis depuis longtemps servi d’une éj)rouvette graduée à fond bien plat ou d’un godet gradué ])lacé sur un miroir incliné, puis d’une indigotière ou vase prismatique à faces bien planes portant une graduation correspondante à une échelle construite empiriquement ; cet appareil fort simple, donne des épaisseurs graduellement progressives. On a employé dans le même but les spectroscopes à épaisseur variable de Moitessier, celui d’Yvon (voir Cbap. Y).

Tous ces instruments ont le défaut de ne pas j)ermeltre l’examen de grandes épaisseurs

raOCKDK DE VIGEEZIO

(l'urine, .l’ai essayé de les remplacer par un urosp('clroscope (pii permet d’examiner l’urine à des épaisseurs de i à lo centimètres, et plus récemment riautrelet a établi un urobilinimètre ou pigmentornètre reposant sur des principes analogues, mais oITrant une disposition toute nouvelle cpii rend plus facile la lecture des épaisseurs et l’ajipréciation de la (piantité d’urobiline (*).

.Malheureusement, tous ces procédés sont passibles des mômes objections, ils peuvent être employés avec utilité entre des mains exercées, pour l’urobiline en solutions, mais ils ne donnent pas dos indications rigoureuses pour l’urine où les phénomènes sont bien moins nets et où ils sont souvent obscurcis par la présence de divers pigments; il faut donc leur préférer des procédés plus exacts rpii consistent à isoler l’iirobiline. FjO plus simple est colle de Viglezio.

Procédé de Viglezio. — On prend 3oo centimètres cubes d’urine fraîche, acidifiée avec acide acélirjue, ou acide sulfurique, elle est saturée de sulfate d’ammoniaque (environ 23o à

(1) G.vuthelet. — Tcchnolofjie de l’urohiline. Essai de spect.)'osco2^ie urolofjique. Revue des maladies de la nutrition, p. /(8r, (ôo, i8()() et p. ,'|0, loli, 170 et 85o, iüu, 1897.

DOSAGE DF. l/UROBlLINE

î4o grammes). On agile pendant une heure et on fillre ; le filtrat ne doit plus donner de trace d’urobiline à l’e.xamen spectroscopique direct. On lave le j)récipilé plusieurs fois avec une solution saturée de sulfate d’ammoniaque, et enfin on laisse dessécher. Le pigment est alors recueilli au moven de l’alcool, loo à 3oo centimètres cubes.

La solution est disposée dans une pipette de Mohr graduée en centièmes de centimètres cubes.

On met ensuite dans une petite cuvette contenant 10 centimètres cubes d’alcool à 6o°, deux gouttes d’ammoniaque et deux gouttes d’une solution de chlorure de zinc à i ou a On y fait alors écouler la solution d’urobiline jusqu’à ce que l’on puisse constater l’apparition de la Iluorescence dans la petite cuvette et on note la quantité de la solution ; en laissant encore écouler du liquide (deux à trois fols plus), on peut constater l’apparition de la bande entre h et F. Les deux cbill’res servent à déterminer la quantité d 'urobiline, d’ajirès une formule établie par Viglezlo f') au moyen de dosages d’urobiline

(') ViGi.Ezio. — Siilln }Mtof/enrsi delVurohUinurid , Lo Sperimenlale. Anno XLV, i5 .septembre i.Spi. Memorie originali, P'ascicoli III et IV.

FLUORESCENCE DE l’uROBILINE 25

préparée par la méthode de Jaffé et en solution il

lOO

Pour obtenir la fluorescence, il a employé O'"™ ,o5 de la solution et, pour la production de la bande caractéristique, ,17.

La formule arithmétique est simple, x désignant la quantité d’urobiline contenue dans 5oo centimètres cubes d’urine et n le nombre de centièmes de centimètres cubes nécessaires pour produire la bande caractéristique, la quantité d’urobiline contenue dans la solution et par conséquent dans l’urine est donnée par la formule

æ = . Si l’on a pris sur 5oo centimètres

cubes d’extrait alcoolique, pour obtenir la réaction, 0,1 5 ou i5 centièmes de centimètres cubes

Dans la pratique, le mode de dosage est également basé sur la production de la fluoréscence. L examen spectroscopique est em[)loyé comme moyen d’analyse plus rigoureuse.

Par ce procédé, Viglezlo a pu constater dos variations dans la quantité d’urobiline deof''',()(j à et même 0,82 maxirna et 0,001 à 0,01

dans les minima, soit un rapport de 1 à 60, mais les minima correspondent plutêt à l’état

VARIATIONS DE l’uROBILINE

normal, dont la moyenne serait environ de o,3 à 0,4 par litre.

Les plus grandes quantités d’urobiline (0,82) ont été rencontrées dans un cas de rhumatisme et 0,60 dans un cas de cancer de l’estomac, avec anémie cachectique (1 700 000 globules rouges, (jbserv. 33, p. 252). Dans un cas de purpura hémorrhagi([ue, la quantité totale a été de 0,01 4, c’est à peu prés le minimum. Dans la cbloroanémie, les quantités varient entre o,iG, o,i<). Dans rancbylostomoanémle, elle a été de 0,18. Dans un cas d’anémie pernicieuse avec 2800000 globules, de 0,26, elle est descendue à

Les variations de rurobillne dans l’infection malarique est fort intéressante à étudier ; en elfet, dans un cas de fièvre tierce, Yiglezio observa les cbilfres suivants :

Dans les douze lieures suivant

un jn’euiior accès ....

0,l6iS (rui'ol)illiie

Dans les douze heures précédant l’accès suivant . . .

o.uôu //

Dans les douze heures de la période fébrile

o.b.io n

Dans les douze heures suivant l’accès

La quantité totale d’urobiline excrétée vingt-quatre heures après l’accès atteint le chitl're considérable de

UROlULINUHIE

L’iirobilintirie esl coiislanlo dans le rliiiiuatisme où la quanlilé lolale quotidienne a varié, suivant les cas, entre 0,22, o,i4, 0,12. Dans un cas de pleuro-péricardite avec jnieumonie, elle s’est élevée à o»%()07.

Celte observation démontre (*) que l’augmenlalion de Turobiline n’est pas en relation avec l’élévation de la lièvre, et encore moins une lésion du foie. L’urobilinurie est déjà plus forte dans les heures qui précèdent l’accès et nous savons qu’à ce moment les plasmodes pouvant s’introduire dans les globules du sang ne les détruisent pas encore, Au rnoinentoù les plasmodes se rendent libres dans le sang, le frisson survient, la température s’élève et la production trurobiline s’exagère; or, dans celle période, il y a non seulement accumulation des globules du sang altérés dans la rate, la moelle des os, les glandes lymphatiques, mais aussi une quanlilé énorme de détritus pigmentaires et de fragments des globules qui encombrent la circulation dans ces organes et diminuent l’élaboration et l’élimiiuilion du pigment sanguin.

Les antipyrétiques diminuent la j)roduction de l’urobiline, par exemple l’exalgine, l’antipy-

(I) V^GLliZIO. — Loc. vit..

.MÉTHODE DE BOGOMOLOFF

rine, la phéiiacéline ont diminué la quanlile d’urobiline, 6 grammes de salicylate de soude dans le rhumatisme ont fait tomber la quantité d’urobiline de 0,12 à o^‘’,oo9.

En résumé, si Viglezio attribue 1 urobilinurie à l’hémolyse, c’est-à-dire à l’e.xagération des causes de la destruction des globules, les altérations du foie ne sont pas pour lui la cause directe de rurobilinurie (voir p. 4o).

La Méthode de Bogomoloff (voir p. 20) est basée, d’une part, sur les dilférences de coloration et de réactions spectroscopiques que présente l’urine contenant de l’urobiline pathologique. Lorsque l’urine est colorée en vert émeraude par une solution de sulfate de cuivre, elle donne un trouble brun jaunâtre. Si la réaction est acide le chloroforme en extrait une matière couleur jaune rouge présentant une bande entre h et F. Si l’urine est alcaline le trouble est rouge cramoisi, et avec le chloroforme, on en extrait une matière colorante rouge cramoisi avec une bande entre E et F. 11 est vraisemblable que, dans ces réactions, le sulfate de cuivre sépare l’urobiline de sa combinaison avec les phosphates. En ajoutant à ces phénomènes, la notion de la faible acidité de l’nrobiline, l’auteur s’est proposé de la titrer

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