SpoBtrrs il ! l'iiro.'peclrine
Spectre supérieur. — Solution alBOoru(ue aniile.
Spectre inférieur. — Solution .iloiiline, il'apros Saillel, suivant noire éc.lielle habituelle.
(longueur d'onde moyenne, b^‘i X), la quatrième entre b et F (longueur d’onde moyenne ,5oo X), très large et noire (‘).
(b Sailckt. — Loc. cit,, p.
CIIUOMÜGKNE DE l’uKUSI'ECTIUNE
3“ Dans une solulion acide proprement dite la coloration est rouge rul)is, le spectre ne présente plus (|ue trois bandes d’absorption, la i)reniière à gaucho de D, noire et étroite (centre à 5g5 X, la seconde très droite, centre à 5j2 X, et la troisième large, très noire et bien limitée à 55o X. Une propriété fort importante de rurospectrine est sa transformation par l’action prolongée d’eau ammoniacale cbaulîée à l’ébullition en un pigment qui est analogue par ses pro[)riétés spectrales avec l’hémocbromogène ou bérnatine réduite, mais qui cependant ne contient pas de fer. Ce pigment que M. Saillet appelle bémocbromogène sans fer présente cette remarquable particularité qu’il reproduit facilement l’urospectrine [)or raction de l’acide cblorbydrique bouillant on de l’acide sulfurique.
Pour M. Saillet, l’urospectrine est le pigment normal de l’urine, mais il n’existerait à l’état naturel (ju’en partie, les trois quarts de ce pigment restant dans l’urine à l’état de cbromogène qui est démontré par l’action de la lumière solaire sur les solutions dans l’étber acétique. Il se forme dans ces solutions, alors qu’on en a enlevé l’urospectrine, une nouvelle quantité de ce pigment aux dé[)ens de son cbrornogène, de même que la lumière solaire reproduit l’uro-
OHIGINE DE l’uUOSPECTRINE
biliiie aux (l(*pens du chromogène de cette sul)stance. La quantité d'urospeclrine contenue dans l’urine normale a été calculée approximativement ])ar M. Saillet en se basant sur ce fait que dans
une solution d’urospeclrine à — , on voit
encore la plus importante des trois bandes du spectre acide à une épaisseur de i5 millimètres. La quantité normale en vingt-quatre heures varierait entre 2 et 1 1 milligrammes.
Quelle est l’origine de l’urospectrine, et quels sont ses rapports avec rurobiline ou avec les matières colorantes du sang, ou avec l’bydrobilirubine? Les caractères spectroscopiques présentent une grande analogie avec ceux de l’urobiline, surtout rurobiline pathologique, et avec rurobémaloporpbyriue, mais il y a dans les divers spectres obtenus par les réactions des dillerences trop marquées pour qu’on puisse actuellement établir les relations qui existent entre l’urospectrine et ces divers pigments. L’action de la lumière, de l’air, des oxydants, cependant, semblerait démontrer qu’ils ])euvent être des degrés variables d’oxydation d’une même substance cbromogène ou de plusieurs cbromogènes ayant leur origine soit dans le sang, soit dans les résorptions récrémentitlelles provenant de la rate, du foie ou même des reins et autres glandes.
UROÉRYTHRINE
Uroérythrine. — F. Siinoii a donné le nom d’uroéiythrine à la substance qui colore en rouge brun les dépôts sédimentaires d’urales que l’on l’encontre surtout dans les urines des fébricitants. lleller c[ui, en i854, en fit une étude la plus complète indiqua son mode d’e.xtraction et ses principaux caractères. Tbudichum, en 1875, en étudia les réactions spectrales, Alac-Munn puis Quincke, et [dus récemment A. Garrod, et A. Riva ont également étudié cette matière colorante au point de vue de ses réactions cbimiques et spectroscopiques, et des conditions de sa présence dans l’urine.
Mode de 2>^'èparation. — Tbudichum a extrait Furoérythrine des sédiments rouges (dits briquetés) d’urates par l’alcool bouillant, c’est le procédé le plus .simple et fjni est applicable môme à l’étude de la matière colorante des cristaux d'acide urique obtenus par l’action de Facide clilorhydri(jue ajouté à l’urine, dans le procédé d’analyse de Facide urique bien connu ; malheureusement, Furoérythrine est fort peu soluble, même dans Falcool bouillant, et l’on n’en peut obtenir ainsi, que de faibles quantités.
Riva (‘), pour ])réparer des solutions pures
^1) Riva. - LIiogr. p. i(|U.
Anroea deUn urnrrityi n<i . (y/.. lii-
CARACTÈHE DE L’üROÉRVTIiniXE
d’uroérylhrine, précipite les urates par le refroidissement dans la glace, il lave le ])récipilé à l’eau glacée, puis à l’alcool absolu, au chloroforme et l’éther pour éliminer Turohiline, et alors les urates sont dissous dans l’eau chaude dont ils sont extraits par l’alcool atnylicjue pur. Les solutions ainsi obtenues ont une coloration rouge cerise et présentent les réactions spectroscopiques caractéristiques de t’uroérythrine (voir p. 55 et p. 56). Lorsque l’on veut simplement constater la j)résence de Turoérythrine, dans l’urine, on traite celle-ci par l’acétate neutre de plomb, en petite quantité, le dépôt prend une coloration rouge saumon qui, examinée avec un éclairage oblique donneau spectroscope les deux bandes dans le vert, caractéristiques de l’uroérylhrine. Les caractères chimiques de cette matière colorante sont peu connus, il nous suffit d’en retenir les suivants. L’uroérytbrine est peu soluble dans l’alcool, le chloroforme, plus soluble dans l’alcool amylique pur où ses solutions concentrées ont une coloration rouge cerise (distincte de la coloration rouge orangé de Turobiline).
La soude et la potasse caustiques donnent, à Turoérythrine, une coloration verte caractéristique (Mester). Les solutions s’altèrent rapidement à l’air et alors la coloration s’atténue.
KEACTIONS SPECTRüSCOPIgUES
I. <:mmoiiiaque n’allère que très lenlemeii rurocrythrine mais la décoloration produite persiste si l’on neutralise l’ammoniaque. Cette réaction la dilîérencie de l’nrobiline qui est, au contraire, facilement moditiée par l’ammoniaque, mais reprend ses caractères après la neutralisation de l’ammoniaque. L’ui'oérylhrine contient du fer (Tyson).
Les réactions lipectvoscopiques indiquées par divers auteurs ne sont pas tout à fait identiques. C’est ainsi que Thudichum décrit deux bandes d’absorption très étroites à droite et a gauche de F dans le vert bleu, et très rapprochées de cette laie, puis une troisième bande plus pâle à gauche de la raie E qu’elle touche; ces bandes disparaissent par l’action de l’ammoniaque.
Mac-Munn indique comme caractéristiques deux bandes étroites mais nettement perceptibles entre F et K, c’est-à-dire dans le vert et le bleu cyané, Kiva décrit le même spectre, Garrod et Zoja ont donné la position des deux bandes, l’une de 546 à 5‘io X, la seconde de 5o6 à 46 1 X.
Jusqu’à présent, on ne connaît pas l’origine de ruroérythrine et l’on n’en a pas découvert le chromogène. Mester seul suppose qu’elle provient d’un ehromogène identique à celui qui produit le pigment Skalol, et dont l’oxydation constitue-
ÜKIGINE DE l/UROEHYTHKlNE
rait l’uroérylhrine. La plupart des cliimisles la considèrent comme un dérivé de l’urobiline et, par suite, comme un produit de transformation de riiémoglobine ou plus directement de la bilirubine. En dehors de Neubauer, Riva et Gautrelet, la plupart des urologistes déclare ce j)roduit comme anormal, Gautrelet a conclu de ses recherches que ruroérylhrine entrerait pour un tiers de la matière colorante de Turine, il a même institué un procédé de dosage de l’uroérythrine qui repose sur les réactions spectroscopiques de ruroérythrine,mais il admet comme caractéristiques de ce pigment deux bandes à droite et à gauche de D, qu'avicun autre auteur n’a décrites, et qui ressemblent à celles du spectre de l’iirobiline pathologique ou bien à la superposition du spectre de l’indlcan à celui de l’u robiline.
L’étude des dépôts urinaires montre que la coloration des cristaux d’acide urique, des urates c’est-à-dire du sedimenium laterilium est due non seulement à ruroérythrinc mais aussi à d’autres pigments urinaires.
Urohématoporphyrine. — Mac-Munn, en 1880, a, le premier, constaté dans l’urine de malades atteints de rougeole ou de péritonite la j)résence d’un pigment ayant les caractères diî
UKOHÉMA rOPOKl’HYKlN'K
l’hématoporphyrine ou hémochromogène sans fer. Depuis, des observations nombreuses, les travaux de Lenobel, de Nencki et Sieber, Olof Ilammarsten, Garrod, Stokvis, Zoja et Riva, etc., ont fait connaître les conditions de sa production.
■Mac-Munn a d'abord e.xtrait Turohématopor- ]»hyrine de l’urine ]>ar le même procédé qu’il emploie pour l’urobiline, on peut aussi se servir du |)rocédé de Méhu ou d’autres procédés servant à isoler l’urobiline. Pour la recherche clini(|iie de l’urohématoporphyrine dans l'urine. Riva et Zoja emploient un procédé qui est basé sur l’action de l’alcool amylique pur. L’e.xtrait alcoolique séparé de l’urine donne un spectre combiné d’urobiline et d’hérnaloporphyrine, dans lequel la bande caractéristique de l’urobiline en F et celle de l’hématoporphyrine qui est placée avant F sont élargies. Si on ajoute du chlorure de zinc en solution ammoniacale à l’extrait alcoolique. Il se fait un j)récipité. Le lifjuide qui s’en sépare donne les bandes de l’urobiline en solution de chlorure de zinc ammoniacale, le précipité donne la bande intense de l’hématoporphyrine. Suivant Mac-.Munn et d’autres observateurs, rurohématoporj)hyrine en solution acide présente un spectre caractéristique
Sl’KOTKli DK l/uHOIlKMATÜI'OUPUVKINP;
formé (le quatre bandes ; une faible bande avant la ligne D, une seconde plus foncée entre D et E, une très faible obscurité entre ces deux bandes et enfin une quatrième bande entre h et F analogue à celle de l’urobiline. Isolée par le chloroforme et redissoute dans l’alcool rectifié et neutre, elle donne le spectre de cinq bandes représenté
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