‹ Sphacèle du Kyste dans la Grossesse Extra-utérineChapitre 11 sur 25 · SUPER · texte numérisé non relu

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tique, le kyste sera déplacé aussi souvent et pourra plus facilement se tordre; si, par hasard, des adhérences l’unissent aux organes voisins et que le fœtus revienne encore se déplacer, la torsion pourra encore s’accentuer ; enfin, le kyste fœtal possède à peu près la même situation qu'une tumeur salpingienne qui s'est pédiculisée, il est rationnel d'admettre qu’il peut se tordre de Ja même façon.

Sphacèle du kyste fœtal

Continuant notre comparaison entre les kystes ovariens salpingiens et les sacs fœtaux, nous constatons que les uns et les autres, tant dans leur contenu que dans leur parois, sont exposés à des accidents identiques ; ces accidents sont Ja suppuration et le sphacèle du kyste.

Nous allons exclusivement étudier le sphacèle de Ja paroi, car c’est surtout là le but de notre travail. Nous avons eu, en effet, comme idée directrice, l'observation de nos maîtres MM. les professeurs Audebert et Dieulafé et nous avons pu, dans Ja bibliographie, relever un nombre très restreint de cas, dans lesquels il soit question du sphacèle de la paroi dans le kyste fotal, et encore souvent ce n’est qu'une indication très

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brève qui figure dans les observations publiées. Nous donnons ci-dessous ces diverses observa-

tions.

OBSERVATION ] Grossesse extra-utérine. — Mort du fœtus au cinquième mois. — Sphacèle du kyste el de son contenu. — ÆExtirpation

totale. — Guérison (1), par MM. Aupeserr et Dieu- LAFÉ (de Toulouse).

Nous avons eu l’occasion d'examiner récemment et d'opérer à la Clinique d’accouchements une femme atteinte de grossesse extra-utérine. Plusieurs points de cette observation, en ce qui concerne particulièrement le diagnostic et le manuel opératoire, sont assez intéressants pour

qu’on noùûs permette de la relater en détail.

Os. (année 1907). — M" X..., secondipare, âgée de 30 ans, vient se faire examiner à la Clinique le 2 mars 1907.

Réglée à 17 ans, et depuis lors de façon irrégulière, elle à accouché chez elle, il y a quatre ans, d’une fille. L'accouchement n’a présenté rien d’anormal et a mème marché assez rapidement. Elle à nourri son enfant pendant un an et demi, a vu ses règles revenir dès le premier mois et a toujours été réglée depuis cette époque.

Vers la fin d'août 1906, il y a une absence de règles que la malade attribue à un début de grossesse ; elle ne s’en préoccupe pas outre mesure. h

Mais un mois apres, vers la fin de septembre, elle ressent des dou-

(1) Communication faite à la Société d’obstétrique, de gynécologie

et de pœdiatrie de Paris, le 10 juin 1907.

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