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SPINA BIFIDA OCCULTA 155

en tube, allant des méninges à la face profonde de la peau, cicatricielle sur ce point.

Dans l'observation suivante de Volcker:, une opération a permis de se rendre compte de l’état du spina bifida.

OBSERVATION 195 (VOLCKkER).

K. B..., vingt-trois ans, a depuis 1898 un éléphantiasis croissant de la jambe droite. Un médecin, croyant à une ostéomyélite chronique, a fait une incision, qui a montré l’os parfaitement intact. En juin root,

le diamètre de la jambe atteint 46 centimètres. La peau est épaissie, indurée et pigmentée ; la marche est gènée. Des deux côtés, syndactylie des deuxième et troisième orteils. Hémianesthésie complète de tout le côté gauche, de la tête jusqu'aux orteils. L’insensibilité existe aussi bien pour le contact que pour la piqüre. La jambe gauche est plus courte que la droite de 2 centimètres.

Sur le dos, au niveau de la deuxième lombaire, on trouve une zone d'hypertrichose; les poils qui la recouvrent sont assez longs et de couleur châtain foncé. Au centre de cette zone, on constate, en écartant les poils, l'existence d’une petite dépression d’aspect cicatriciel. Les parents disent que dans les premiers temps de la vie, il y avait là une fistule, qui s’est cicatrisée depuis.

Sous cette plaque d’hypertrichose, il est impossible de a aucune dépression, aucune fissure vertébrale. On porte cependant le diagnostic de spina bifida occulta, bien que jamais ni l’éléphantiasis d’une seule jambe ni l’hémianesthésie n'aient été observés comme complications du spina bifida occulta. On conseille de maintenir un bandage élastique et de garder autant que possible le décubitus avec la jambe élevée.

En février 1902, douleurs de la hanche gauche s’irradiant jusque dans la cuisse; la marche, d’abord gênée, devient impossible à la fin d'avril 1903. La malade entre à l'hôpital le 4 mai 1903. OEdème chronique de la jambe droite. Parésie des muscles péroniers et commencement de pied bot. Les réflexes patellaire et achilléen font défaut à gauche et sont exagérés à droite. L’hémianesthésie précédemment constatée se réduit maintenant à une zone annulaire, haute de 25 centimètres, d'hypoesthésie et analgésie siégeant sur la cuisse gauche. Pour les muscles autres que les péroniers, les réactions électriques sont normales. En somme, on peut admettre que l’hémianesthésie élait d’origine hystérique, tandis que la parésie des péroniers peut

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