‹ Spina bifidaChapitre 11 sur 144 · Transact, of the Clin. Soc., 1885, t. XVIII, p · texte numérisé non relu

Transact, of the Clin. Soc., 1885, t. XVIII, p

RACHISCHISIS ET MYÉLOMÉNINGOCÈLE 69

l'autre par un très grand espace transversal, dans lequel se trouve le ligament denticulé, ainsi qu'il a été dit. Il en est de même pour les racines antérieures des deux nerfs d’une même paire. On peut en conclure que le tissu nerveux de la moelle s’est aminci en se distendant transversalement avec l’area, à laquelle la moelle s’attache.

Recklinghausen ajoute peu de chose à cette description. Il fait observer que la plupart des auteurs antérieurs qui ont décrit le trajet de ces nerfs, les font partir de la moelle, au voisinage de son insertion à la paroi. De là, les uns les font aller directement vers la gouttière vertébrale, pour gagner, par un trajet rétrograde, les orifices intervertébraux (W. Koch, Tourneux et Martin). Pour les autres, ils partent de la moelle, se dirigent dans le sac vers la paroi postérieure à laquelle ils s’attachent, faisant là une espèce de station intermédiaire, pour ensuite se recourber en anse et reprendre leur trajet rétrograde, cette fois vers leurs orifices de sortie respectifs (Depaul, Virchow, Hofmokl). D'accord avec le Comité de la Société clinique de Londres, Recklinghausen admet que la plus grande partie des nerfs qu'on voit dans le sac, partent de la paroi postérieure du sac, de la couche ou des masses de substance médullaire qui constituent l’area médullo-vasculaire. Ces points d’origine des racines forment d’une façon générale deux séries de chaque côté de la ligne médiane, mais ces séries ne sont nullement régulières, comme sur une moelle normale, ou même sur un rachischisis partiel. Les racines les plus rapprochées de la ligne médiane, que nous savons être les racines antérieures motrices, sont quelquefois à plusieurs centimètres de cette ligne médiane. Les séries qu’elles constituent peuvent être fort irrégulières, et certaines racines peuvent manquer, surtout pour les racines antérieures, mais toujours les points correspondants à l’origine de ces racines se trouvent dans les limites de ce que nous avons appelé l’area médullo-vasculaire. Souvent la ligne que forme la série des racines, est une ligne courbe, à convexité dirigée en dehors. Le déplacement en dehors des points d’origine des racines, les courbes que dessinent leurs séries, l’amincissement

et l'allongement de ces racines, comme aussi l’amincissement et la distension transversale de l’area, montrent bien qu'il y a eu secondairement un soulèvement de la pie-mère et des restes médullaires au-dessus du niveau de la gouttière vertébrale, par suite de l'interposition d’une collection liquide. C’est cette collection et son siège exact qu'il nous faut maintenant étudier, avant d'examiner le trajet des nerfs dans la cavité -du sac.

Le siège exact occupé par le Ho a été diversement apprécié par les auteurs. On sait qu’à ce point de vue, les anciens auteurs divisaient en deux grands groupes tous les cas de spina bifida. Tantôt le liquide siège dans la cavité de l’arachnoïde, en dehors de la moelle, par conséquent ; tantôt, au contraire, il est contenu dans le canal central de la moelle plus ou moins dilaté. Dans le premier cas, il y a hydrorachis externe; dans le second, hydrorachis interne. Virchow: a particulièrement insisté sur cette division. Or, dans le cas qui nous occupe, c'est-à-dire . dans le cas de la myéloméningocèle, ceux qui interprétaient cette forme de spina bifida comme une hydromyélie éclatée, la rangeaient évidemment parmi les hydrorachis internes. Lorsqu’on eut reconnu que cette hypothèse était controuvée, on rangea la forme que nous étudions parmi les hydrorachis externes, et Kirmisson ?, dans son excellent traité, donne l’appellation d’hydrorachis externe comme synonyme de myéloméningocèle.

Le premier, Prescott Hewett3 plaça le siège de la collection liquide dans la cavité de l’arachnoïde; cette opinion fut confirmée par Virchow et adoptée, dans les cas de myéloméninsocèle, par Recklinghausen #. «En somme, dit ce dernier, le spina bifida avec tumeur cystique constitue sa cavité dans l’intérieur de l’arachnoïde et est, par conséquent, un hydrorachis

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