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CHAPITRE X

Spina bifida antérieur.

Fissure des corps vertébraux. Elle coexiste généralement avec une fissure des arcs postérieurs et une diastématomyélie.

Siège du spina bifida antérieur.

Spina bifida antérieur sacré; ses caractères particuliers.

Cas de hernie d’une anse intestinale à travers la fissure. Cas de Morel et Gross : une exstrophie de la muqueuse digestive obture la fissure vertébrale.

Méningocèle antérieure. Passage ‘à travers la fissure d'un pédicule partant de la couche méningée et se perdant dans le tissu rétropéritonéal.

Observation personnelle de spina bifida antérieur, avec fissure postérieure, diastématomyélie, et interposition entre les deux moitiés médullaires d’une tumeur mésoblastique, envoyant à travers la fissure antérieure un prolongement jusque dans le tissu prérachidien, Division de la corde dorsale.

On dit qu'il y a spina bifida antérieur lorsqu'une fissure antérieure divise les corps vertébraux en deux parties latérales qui peuvent être accolées ou séparées Le un espace plus ou moins considérable.

Presque toujours, en même temps que la division des corps vertébraux, c’est-à-dire que la fissure antérieure, existe une lissure postérieure, ou tout au moins la trace d’une fissure postérieure.

Les faits de spina bifida antérieur sont relativement rares. Ruysch en contestait complètement la possibilité. Cependant, depuis Tulpius, quelques auteurs en ont relaté des observations,

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que les écrivains suivants ont reproduites sans toujours soumettre les assertions de leurs devanciers à une critique bien sévère. Fleischmann: admet trois principales variétés dans le développement anormal des vertèbres : 1° la division de toute la vertèbre, même de son corps ; 2° l'absence d’une partie plus ou moins grande de ses arcs latéraux; 3° le défaut d'union des arcs d’ailleurs bien développés. La première variété correspond à ce que nous avons appelé spina bifida antérieur. De même Meckel2, Mæckeli, Ollivier #, Natorp5 ont reconnu la validité des observations ayant trait à un spina bifida antérieur. Mais, ainsi que le fait observer Marchand, quand on se donne la peine de remonter aux sources, beaucoup de ces cas paraissent bien incertains.

On a attribué à Tulpius, qui, le premier, donna au spina bifida le nom que nous lui avons conservé, la première observation de fissure portant sur les corps vertébraux6. Nous l’avons résumée plus haut. Le seul détail qui ferait croire à l'existence d’un spina bifida antérieur serait la présence du péritoine au fond de

la fissure vertébrale. Mais, d’une part, au point de vue anato-.

mique, on ne. voit pas comment le péritoine pourrait, justement sur la ligne médiane, se trouver, dans la région lombaire, au fond d’une fissure portant sur les corps vertébraux. Ensuite, ces nerfs, qui s’épanouissent sur la membrane en question, ne font guère reconnaître que ce fût là le péritoine. Il est probable que Tulpius a eu affaire à une myélocystoméningocèle, et. qu'ayant ouvert la méningocèle et vu au-dessous la paroi du myélocyste, il a cru que c'était le péritoine. Peut-être, aussi, a-t-il trouvé seulement une myéloméningocèle.

En 1681, Wepfer7 donne à l’Académie des Curieux de la Nature l'observation d’une fille née sans cerveau et avec une

fissure totale du rachis, à travers laquelle on pouvait apercevoir »

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