Natorp. — Inaug. Diss. Berlin
6. Tuzprus.— Obs. med., t. IUT, cap. XXX, 1641 (v. p. 8 et 208). F
Obs. 129. Lipsiæ, 1687).
. WeprEr. — De puella sine cerebro nata. (Miscell. Acad. Nat. Curios., WE, ‘4
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les reins et les autres organes abdominaux. Mais Wepfer n’a pas observé personnellement ce fait; c’est le pasteur d’un village
qui, en 1601, fut appelé à baptiser en toute hâte l'enfant née sans tête, et qui lui a relaté brièvement ce fait.
On cite souvent une observation de Budgen:; il suffit de la relire pour s'assurer qu’il ne s’agit nullement d’une fissure des corps vertébraux. Une jeune fille arrivée à sa dix-huitième année, portait depuis sa naissance, dans la région lombaire, une tumeur qui s'était accrue régulièrement jusqu'à atteindre les dimensions d'une vessie de vache. A la suite d’un traumatisme assez léger, cette tumeur se rompit et laissa échapper une certaine quantité de liquide clair, « semblable à de l’urine ». La malade mourut trois jours après. Budgen, sans d’ailleurs faire l’autopsie complète, put examiner le cadavre. Il trouva que le sac rompu avait tous les caractères de la vessie. En outre, il vit au fond de cette vessie un orifice, ouvert à travers les vertèbres ; il put mettre le doigt dans cet orifice, et constata qu'il était en communication profonde avec la cavité abdominale. Il en conclut que c'était bien une hernie de la vessie à travers la colonne vertébrale qu'il avait observée. Mais il est bien évident que Budgen s’est trompé, et que jamais la vessie n’a fait issue à travers la fissure complète de la colonne vertébrale. Cette erreur a d’ailleurs été commise fréquemment, et nous avons eu l’occasion d’en donner des exemples.
Dans la dissertation inaugurale d'Orth?, inspirée par Salzmann, à qui certaines bibliographies l’attribuent, on trouve trois observations de fissure antérieure. L’une d'elles, due à Muys, n’est pas beaucoup plus probante que les précédentes. Il s’agit d'une tumeur liquide de la région lombaire, qui devait communiquer avec la cavité abdominale, puisque après la mort tout le liquide passa dans l'abdomen, qui gonfla. Les deux autres cas d'Orth sont moins sujets à controverse. Dans le pre-
1. BUDGEN. — Déplacement de la vessie à travers une fissure des vertèbres inférieures (Philos. Trans., 1728, n° 410).
2: OrRTH. — Diss. de quibusdam tum. tunic. externis. Argentorati, 1719, in Disp. Chir. Halleri, V, 409.
mier, il dit avoir vu une fissure dans le corps de la troisième vertèbre lombaire; à travers cette fissure passait un vaisseau lymphatique, qui apportait à la tumeur sa matière séreuse. Nous verrons que ce prolongement de la tumeur à travers la fissure « n'est pas une simple vue de l'esprit. Dans le deuxième cas, vu M par Orth avec Camerarius, un enfant offrait un spina bifida | dont la tumeur atteignait les dimensions du poing. En outre, il. y avait dans le corps vertébral correspondant une ouverture suffisante pour permettre le passage d’une sonde et la faire arriver jusque entre les replis du péritoine. Le doigt même put être introduit jusque dans la cavité abdominale, aussi loin que le permettait le péritoine. Un vaisseau, allant à la tumeur, passait par cette fissure. Orth croit que ce vaisseau était une veine hémorroïdale.
Krôüner et Marchand citent, d’après Ollivier, un cas de Malacarne, dont il a été question à propos des diastématomyélioméningocèles. Mais dans cette observation de Malacarne, si la | moelle était divisée, rien ne semble indiquer qu'il en fût de” même pour les corps vertébraux. | On a souvent cité, parmi les observations de spina bifida. 4 antérieur, un fait de Zwinger:, qui me paraît devoir désormais être éliminé de cette catégorie. Tel qu'il est rapporté par Zwinger, le cas serait des plus extraordinaires. Le rachis, dans toute sa longueur, aurait été entièrement retourné, si bien que les corps vertébraux regardaient en arrière et les apophyses” épineuses en avant. D'abord, on ne voit pas dans cette obser vation de traces d’une fissure des corps vertébraux, si leur rotation autour de leur axe longitudinal est expressément men= tionnée. Ensuite, il s'agissait très probablement d’un rachis chisis total avec absence complète de toute trace des arcs postérieurs. | En somme, dans la plupart de ces cas anciens, il est facile”
Me VII, obs. 29, anno 1719).
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nombreux pour pouvoir servir de base à une description anatomique.
L'observation de Dugès, que nous avons reproduite presque intégralement p. 217, me paraît être la première à laquelle on puisse accorder une véritable importance scientifique.
Cruveilhier:, dans son Anatomie pathologique du corps humain, a donné deux observations relatives à des fissures antérieures vertébrales. Nous avons reproduit (p. 224) le cas présenté par Sestier à la Société anatomique de Paris. La deuxième observation de Cruveilhier concerne un sujet atteint de fissure occipito-cervicale antérieure et de malformations diverses. On trouve sur le rachis une fissure occupant toutes les vertèbres cervicales et les quatre premières dorsales ; les corps de ces vertèbres sont divisés en deux moitiés latérales, et on reconnaît très bien de chaque côté les moitiés des corps vertébraux, avec les arcs latéraux et les trous de conjugaison. À gauche, trois de ces demi-corps se trouvent soudés l’un à l’autre. Cruveilhier explique cette lésion par le renversement de la tête en arrière. « Le cerveau comprimé fait effort à la région cervicale antérieure, devenue la vraie base du crâne, d'où la division des corps vertébraux. »
En 1858, Bryant: donne une observation de méningocèle sacrée antérieure.
En 1861, Kuhn 3 envoie à la Société de chirurgie de Paris une observation qui ne fut jamais publiée. Heureusement, Kuhn en avait donné un résumé dans une autre communication à l’Académie de médecine, communication que nous avons trouvée analysée dans un article de la Gazette des Hôpitaux, 1861, p. 451.
« Quant au spina bifida antérieur, dit Kuhn, je n’en ai . observé que deux cas, un dans la région cervicale, l’autre dans la région sacrée. Les deux sujets étaient des fœtus monstrueux, intéressants sous plusieurs rapports.
1. CRUVEILHIER. — Anat. path. du corps humain, t. I, liv, VI, fig. 3 et 4, -p-2; ibid., liv. XIX, pl. 5 et 6.
2. Brwanr. — Men, sacralis anterior (Jahresbericht v. Canstatt., 1858, IV,