‹ Spina bifidaChapitre 117 sur 144 · Kuxx. — Bull. et Mém. de la Soc. de chir., 1867, p · texte numérisé non relu

Kuxx. — Bull. et Mém. de la Soc. de chir., 1867, p

OBsERvaTION 140 (Kuxn, I).

Le premier, spina bifida antérieur cervical, appartient à M. Serres, et figure dans l'Atlas de M. J. Guérin. Il présente entre autres anomalies une division médiane des cinq ou six dernières vertèbres cervicales, dont les moitiés latérales, refoulées de chaque côté, laissaient … une large ouverture, tandis qu'il y avait intégrité des arcs pos-. térieurs.

OBsERVATION 141 (Kuxn, Il).

Chez l’autre sujet, anatomisé en 1837, et qui existe encore dans la collection de M. J. Guérin, il y avait entre autres anomalies et difformités un écartement des arcs antérieurs des deux ou trois dernières pièces sacrées. De ce point partait une poche pyriforme, à grosse extrémité dirigée en bas, qui traversait le bassin et venait former dans le périnée une tumeur du volume d’une petite noix, simulant un scrotum. Ayant ouvert cette poche, je fus bien étonné de trouver sa paroi interne formée par le tissu propre de la moelle, qui envoyait… par les deux côtés des filets nerveux de bas en haut. C'était l'extrémité” inférieure de la moelle épinière, garnie latéralement des racines des dernières paires spinales (queue de cheval), qui, de leurs points d’émergence, ont dû remonter pour gagner leurs trous respectifs. »M

En 1867, Kuhn écrit à la Société de chirurgie deux lettres de” revendication à propos de la non-publication de son observation: Voici un passage de la seconde : « L'ouverture accidentelle du canal vertébral, celle qui livre passage à la poche hydrorachique, 4 existe toujours sur la ligne médiane ; elle résulte de l'écartement lent et successif soit des arcs postérieurs (apophyses épineuses); soit des arcs antérieurs (corps) des vertèbres. De là une nou velle distinction en spina bifida postérieur et en spina bifida antérieur (ce dernier infiniment rare). Or, le cas de tumeur sOus=« périnéale rapporté dans ma première lettre à la Societé impé= riale de chirurgie est précisément une hydrorachis centrale par. spina bifida antérieur de la région lombo-sacrée. C'est ce qui explique la position de la poche hydrorachique en avant de l'orifice anal. » On ne peut que regretter la perte de cette obser-. vation. Fe 4

Rindfleisch rapporte ensuite deux cas de fissure des corps vertébraux chez des anencéphales. Dans le premier cas de

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Rindfleisch :, il y avait sept vertèbres lombaires fissurées sur la ligne médiane; la fissure devenait plus volumineuse à la partie supérieure de la région lombaire, puis les corps des vertèbres dorsales et cervicales manquaient complètement. Dans le mémoire suivant, Rindfleisch reconnait que les corps devaient être largement fissurés sur la ligne médiane, de telle sorte que chacune des deux moitiés latérales se confondait avec l’extrémité antérieure du demi-arc postérieur correspondant. A leur place, il y avait un orifice limité en haut par l’occipital, et de chaque côté par la racine des demi-arcs postérieurs. Par cette ouverture passait une anse intestinale, venue de la cavité abdominale par un orifice du diaphragme.

Dans le deuxième cas de Rindfleisch, il y avait une fissure congénitale de toutes les vertèbres dorsales, fissure portant à la fois sur les arcs postérieurs et sur les corps; les vertèbres cervicales et lombaires étaient intactes.

Je rapporterai, d’après Krüner et Marchand, les deux cas suivants : |

OBsERvATION 142 (SvITzER ?).

Anencéphale avec spina bifida et ouverture allongée, large d’un doigt et quart, entre la base du crâne et le rachis, donnant passage à un sac séreux, dans lequel se Irouvait un anse d’intestin grêle. Il y avait en outre une hernie diaphragmatique droite, par l’intermédiaire de laquelle l’anse intestinale susdite arrivait jusqu’à la fente entre le crâne et le rachis. Il n’y a pas dans cette observation de description détaillée du squelette, ni des modifications que pouvaient présenter les vertèbres cervicales. Lévy 3 a repris la pièce de Svitzer, et fait sur elle de nouvelles recherches; il y a vu une fissure portant sur les

corps vertébraux de toutes les vertèbres cervicales et des neuf premières vertèbres dorsales. -

OBSERVATION 143 (LÉvYy 3).

Lévy décrit ensuite dans son travail un anencéphale, à peu près identique au précédent, sauf que la fissure allait en bas jusqu’à la dixième dorsale et, en haut, remontait au sphénoïde.

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