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TROISIÈME PARTIE

EMBRYOGÉNIE DU SPINA BIFIDA (Tératogénie.)

Historique: théories anciennes : hydromyélie primitive. adhérences amniotiques, courbures de l'embryon, etc.

Théorie moderne: arrêt de développement. Cruveilhier, Dareste, Recklinghausen.

Théorie de l’auteur: le spina bifida est dû à un trouble de la concrescence.

Expériences de Lereboullet, Oellacher, O. Hertwig, etc. Théorie de la concrescence, His, Sedgwick Minot, Hertwig.-Gastrulation, rôle du prostome.

Formes anatomiques du spina bifida: leur évolution successive. L'arrêt de la concrescence amènera une diastématomyélocèle. Si la concrescence n’a été que ralentie, la diastématomyélocèle initiale évoluera soit en myéloméningocèle, puis en myélocystocèle avec myélocyste aréal, ou à area antérieure, soit en diastématomyélioméningocèle, soit en myélocystocèle à area postérieure. — Le retour plus complet au type normal donnera les spina bifida occulta ou occlusa.

Diastématomyélies complexes, tumeurs juxtaposées à une myélocystocèle. — Origine mésoblastique des masses hyperplasiques. — Théorie de la transposition des tissus: la transposition à travers la fissure postérieure est souvent difficile à admettre, — Saillie de la masse mésoblastique d’avant en arrière à travers le prostome resté ouvert. Ù

Application de la théorie aux cas de tumeurs congénitales sacrococcygiennes, aux monstruosités par excès. :

Troubles initiaux: troubles de la segmentation; troubles de la fécondation; état pathologique antérieur de l’ovule.

En faisant, au début de cette étude, l'historique général du spina bifida, j'ai passé surtout en revue les différentes théories pathogéniques qui ont successivement été admises pour expli-

quer la genèse de cette malformation. Je ne reviendrai donc pas sur cette période pendant laquelle, à part quelques précurseurs, tout le monde admettait le rôle génétique primitif de l’hydrorachis soit interne, soit externe. Et je n'aurais même fait que mentionner brièvement cette opinion, aujourd’hui abandonnée, si, dans toute une série de travaux relativement récents, un jeune anatomiste russe, M. Solovtzoffr, n'avait tenté de la faire revivre. Malgré les observations nombreuses qui accompagnent ses mémoires, j'avoue que les raisons données par M. Solovtzoff ne m'ont en rien convaincu. Vouloir prouver que le spina bifida est nécessairement la conséquence d'une hydromyélie primitive, parce qu'il coïncide fréquemment avec une hydrocéphalie, et que la distension des ventricules latéraux, voire même du quatrième ventricule, moñtre bien que dans l'hydrocéphalie l’épanchement liquide est primitif, ne me paraît pas constituer une démonstration rigoureuse. Puis l'auteur donne comme des cas d’amyélie des observations où le canal vertébral étant ouvert sur Ja totalité ou une partie de sa longueur, la moelle cesse dans la région de la fissure, et est remplacée par une membrane à la surface antérieure de laquelle les nerfs s’attachent >. Plus loin, il décrit, comme preuve du rôle génétique de l’hydromyélie, un cas : «à la place où l'ouverture du rachis commence, la partie dorsale de la moelle épinière se termine, tandis que la partie antérieure s’élargit et se transforme en une membrane de laquelle partent les racines nerveuses. Sous cel aspect, la moelle épinière se continue dans toute l'étendue de l'ouverture rachidienne, et là où celle-ci se termine, apparait de nouveau la moelle épinière et sa partie dorsaleë. » C’est en somme la théorie de l'éclatement que Solovtzoff cherche à ressusciter, en lui subs- Lituant l’atrophie de la paroi postérieure par suite de la pression exercée par le liquide de l'hydromyélie primitive. Il me paraît inutile de réfuter plus longuement ces théories.

1. SOLOVTZOFF. — ÂVouvelle Iconographie de la Salpétrière, 1896, IX, n° 3, mai et juin; 1898, Xi, p. 368; 1899, XII, p. 37; 19071, XIV, p. «18 et 251.

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