JENSEN, — Arch, f. path. Anat., 1868, t. XLII, p
recherche n’a démontré que l'obstacle à la fermeture de la moelle püt provenir du dehors.
En 1881, W. Koch, dans le travail que nous avons fréquemment cité, se ralliait à la théorie de Cruveilhier et de Ranke, rejetant complètement les théories fondées sur le rôle causal soit de l’hydromyélie, soit des adhérences. La même année, Tourneux et Martin : publiaient un mémoire des plus importants dans l’histoire du spina bifida, en ce que pour la première fois il était possible de constater réellement la non-fermeture du tube médullaire et l’étalement persistant de la nappe médullaire. Voici les parties les plus importantes de cette observation.
OBSERVATION 154 (TourNEUx et MARTIN).
L'embryon dont il est question ici avait été mentionné dès 1879 par M. Dareste, à l’Académie des sciences ?, et par M. Tourneux 3, à la Société de biologie. Long de 8 millimètres, il paraissait normalement constitué dans toute sa partie supérieure, mais à son extrémité inférieure, recourbée sur sa face ventrale, on remarquait deux petits bourrelets longitudinaux séparés par un sillon médian, qui se perdait supérieurement dans la profondeur des tissus. M. Dareste auquel fut soumis l'embryon, détermina une persistance de la gouttière médullaire dans la région sacrée. Cet embryon a été débité en coupes transversales. Dans la région cervicale, prise comme point de comparaison, les coupes paraissent normales sauf les dimensions exagérées du canal central; au niveau de la fissure spinale, on trouve une différence fondamentale, d’où découleront toutes les modifications des organes voisins : la non-fermeture de la gouttière. Les deux faces de cette goutlière sont restées étalées et ont conservé leurs rapports de continuité avec l’épiderme et même en certains points avec le feuillet moyen sous-jacent. Le tissu médullaire, non emprisonné au sein du feuillet moyen comme dans le développement normal, a bourgeonné au dehors, formant ainsi deux saillies parallèles, dont chacune répond à une moilié latérale de la moelle. Au-dessous de ces saillies, on retrouve la couche fibroïde, qui dans la région cervicale forme la périphérie de la moelle et représente l’origine de la substance blanche.
1. Tourxeux et MarrTix. — Contrib. à l’hist: du S. B. (Journ. de l’Anat. et de la Phys., 1881, t. XVII, p. :).
», DARESTE. — C. R. Acad. des sciences, 1879, 19 décembre,