‹ Spina bifidaChapitre 13 sur 144 · M. Duxcax. — Edimb. med. Journ., oct. 1875, p · texte numérisé non relu

M. Duxcax. — Edimb. med. Journ., oct. 1875, p

et l’œutopsie permit de reconnaître que la grande masse de la tumeur, située en dehors du rachis, était composée de tissu muqueux. Les méninges, ici, devaient être constituées par l’arachnoïde refoulée contre la dure-mère, et il me semble que le cas de Matthews Duncan devait bien être une myéloméninsocèle de la variété sous-arachnoïdienne. |

En résumé, la cavité sous-arachnoïdienne se distinguera, au point de vue anatomique : 1° lorsque son volume sera restreint, par l'aspect lacunaire, myxoïde, de la cavité, et 2° lorsque cette | cavité sera plus vaste, par le passage libre des racines nerveuses dans l’intérieur même de la cavité. De ces racines nerveuses, les plus élevées, celles qui naissent du segment médullaire supérieur, se réfléchissent en haut et en avant et s’accolent au segment médullaire, pour gagner avec lui la portion non fissurée du canal rachidien et leurs orifices intervertébraux respectifs. Les autres racines allant de la voûte de la cavité kystique vers son plancher paraissent suspendues à cette voûle et ressemblent davantage aux membrures d’un bateau qu'aux colonnes d’une église, en raison de leur trajet courbe, généralement convexe en dehors, et aussi de la courbe que décrit la série de leurs points d'implantation. Nous savons déjà que les racines antérieures, motrices, forment de chaque côté de la ligne médiane une série interne. Il faut noter que, dans quelques cas, ces deux séries sont séparées par un repli formant une sorte de cloison sagittale, généralement incomplète, et représentant le prolongement antérieur de la piemère, destiné dans les cas normaux à s’insinuer dans le sillon médian longitudinal antérieur; ce repli, formé par un adossement de la membrane pie-mérienne, contient dans son épaisseur un assez gros vaisseau longitudinal, qui n’est autre que l'artère spinale antérieure, dont la présence en ce point montre bien ce que représente ce repli pie-mérien.

Les deux séries des racines antérieures sont assez éloignées l’une de l’autre, plus éloignées en général qu’elles ne le seraient à l’état normal. Cetéloignement peut aller jusqu’à 2 centimètres quelquefois un peu plus. Cet éloignement est d'autant plus considérable, d’une façon générale, que la cavité kystique est

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plus grande. Mais, dans ce cas, non seulement les deux séries des racines antérieures sont plus éloignées l’une de l’autre, mais encore, dans chaque série, les racines ont leurs points d’émergence plus éloignés les uns des autres. De plus, ces séries sont loin d’être complètes, et il peut manquer dans chaque série un nombre de racines d’autant plus grand que la cavité kystique est plus volumineuse et que la surface de l’area est plus lisse, plus transparente, plus dépourvue de substance médullaire. En dehors de cette double série des racines antérieures, dont nous avons déjà indiqué la forme générale, courbe, convexe en dehors, on voit de chaque côté les ligaments denticulés, qui, eux aussi, paraissent assez éloignés des racines antérieures et du repli médian. Ils offrent également une forme courbe, convexe en dehors, divergeant plus ou moins depuis l'extrémité supérieure jusqu'à la partie moyenne de la tumeur, puis convergeant de nouveau jusqu’à l'extrémité inférieure.

En revanche, les racines postérieures partent presque immédiatement en dehors des ligaments denticulés de chaque côté. Toutes ces racines descendent vers le plancher de la cavité kystique en convergeant plus ou moins vite, les postérieures ayant en général un trajet plus oblique que les antérieures.

D'une façon générale, dit Bockenheimer:, toutes les racines tant antérieures que postérieures sont plus ou moins tiraillées dans leur trajet à travers la cavité kystique (d'autant plus que celte cavité est plus grande et que l'allongement des racines a dû être plus considérable) et, par conséquent, elles sont plus ou moins dégénérées. Ces racines, qui traversent librement la cavité du sac, sont en outre soumises à d’autres causes de dégénérescence par suite de leur contact avec le liquide contenu dans le kyste, d’où macération et action nôcive sur les éléments nerveux. Aussi trouve-t-on dans le domaine de la portion médullaire herniée peu de racines nerveuses parfaitement normales, et cela est vrai surtout des racines

, antérieures qui, d'autre part, manquent en plus grand nombre.

1. BOCKENHEIMER. — Arch. f. klin. Chir., 1902, LXV, Heft II, p. 706.

Cette dégénérescence plus fréquente des racines motrices a les causes suivantes :

D'abord, c’est le point d’émergence même des racines à la partie la plus saillante de la paroi postérieure, d’où un déplace-

ment plus grand et plus de tiraillement que pour les racines | postérieures. | |

En second lieu, les racines motrices sont plus minces que les racines postérieures, ce qui expliquerait leur dégénérescence plus rapide.

Tous les faits que nous venons d’énumérer concordent pour faire voir la distension que le développement de la collection liquide fait subir à la napdullairpe mée de l’area et surtout à ce qui représente sa portion ventrale. L’écartement des racines antérieures de chaque côté de la cloison médiane, l’écartement des ligaments denticulés en sont la preuve. IL n’y a pas que cet écartement desracines et des ligaments denticulés qui différencie la myéloméningocèle du rachischisis partiel; mais les aires courbes que forment ces différentes parties, montrent bien que, dans les cas de myéloméningocèle, la pie-mère, avec les restes médullaires qu’elle supporte, a été soulevée, de façon à faire saillie hors de la fissure osseuse, par le développement de la collection liquide, et a subi une distension qui paraît s'être exercée surtout dans le sens transversal, et se manifeste avec le plus d'intensité au point où la tumeur atteint son plus grand volume, c'est-à-dire à sa partie moyenne.

Il serait intéressant, maintenant, de se rendre compte de l'origine et du mécanisme de cette accumulation de liquide à ce niveau, dans l’espace sous-arachnoïdien correspondant à l’étendue du spina bifida. L'analyse du liquide contenu dans cette cavité nous serait fortutile pour résoudre cette question. Malheureusement aucune des diverses analyses qui ont été publiées ne peut être rapportée avec précision à un cas de myéloméningocele, et encore moins à sa variété sous-arachnoïdienne.

Bergmann : admet que dans la myéloméningocèle en général,

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