BOCKENHEIVER. — Loc. cit., p
RACHISCHISIS ET MYÉLOMÉNINGOCÈLE 87
méningocèle ne tarde pas à s’enflâmmer ou, pour mieux dire, à s'infecter et à suppurer. Son aspect extérieur se modifie, Quand l'infection ne s’est pas propagée aux méninges rachidiennes, faisant succomber l'enfant à une méningite suppurée, et quand l’inflammation est restée superficielle, la suppuration finit par se tarir. La surface de la pie-mère est alors complètement nettoyée, suivant l'expression de Recklinghausen (p. 448), des restes de la substance médullaire. Mais alors il peut se faire, aussi bien sur l’area que sur la zone épithélio-séreuse, des recouvrements épidermiques. L'origine de ces plaques épidermiques nous est bien connue: c'est le processus même qui donne lieu à la production des cellules épithéliales pavimenteuses revêtant la zone épithélio-séreuse qui peut s'étendre à l’area. Les cellules épidermiques, soit celles du bord de la zone dermatique, soit celles que nous avons vues constituant les traînées initiales à la surface de la zone épithélio-séreuse, se mettent à bourgeon:ner et, par leur multiplication, peuvent s’étendre sur toute la surface de la zone épithélio-séreuse et de l’area. Il ÿ aura donc : en ce cas épidermisation de la surface du spina bifida. Mais ce processus peut-il atteindre un degré de plus et, au lieu d’épidermisation, pouvons-nous rencontrer une véritable transformation cutanée de cette surface? Sous la couche épidermique, un véritable derme peut-il se produire, avec des papilles et des glandes ? En d'autres termes, cette surface peut-elle non seulement s’épidermiser, mais aussi se dermatiser ? « C’est, dit Recklinghausen, ce que devront établir des recherches ultérieures. Dans tous les cas, on peut dire que si la couche épithéliale luisante qui persiste au point où se trouvent les restes de la substance nerveuse n’en arrive pas là, c’est parce que la sécrétion liquide qui existe dans cette forme n’est pas favorable à l'épidermisation ou à la constitution d’un véritable revêtement cutané.
À part Neumann, dont j'ai déjà indiqué l’opinion sur ce point, aucun des auteurs ayant étudié la myéloméningocèle depuis Recklinghausen n'a répondu affirmativement à la question posée ici. Il est certain qu'à la suite d'une inflammation locale,
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la surface de la myéloméningocèle peut s’épidermiser : il est peu probable qu'elle puisse se cutaniser. D'ailleurs, la piemère recouverte d'épiderme aura un aspect cicatriciel irrégulier, tout à fait spécial, sur lequel nous aurons à revenir. Nous verrons, en étudiant les myélocystocèles adhérentes à la peau, comment la substitution au derme de la paroi kystique, revêtue directement par l’épiderme, produira une cicatrice analogue à celle que je viens de mentionner.