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CHAPITRE III

Myélocystocèle.

Myélocystocèle. — Siège. — Peau recouvrant la tumeur; cicatrices: a) inflammatoires: b) par distension; c) par absence du derme dans les myélocystes restés adhérents au feuillet ectodermique. — Télangiectasies cutanées. — État des glandes cutanées.

Tissu cellulaire sous-cutané. — Fascia.

Myélocyste. — Ses parois; leur constitution. — Area. — Racines. — Cavité; revêtement épithélial de sa paroï interne. — Assimilation de cette paroi à la zone épithélio-séreuse.

Division des myélocystes d’après le siège de l’area : «) Myélocyste à area ventrale; b) Myélocyste à area dorsale; c) Myélocyste aréal formé uniquement par l’area. Ses caractères, — Lame épithélio-séreuse.

Absence constante de la dure-mère au niveau de la fissure osseuse.

Cavité de myélocyste. Son contenu liquide.

État de la moelle en dehors du myélocyste; multiplicité des malformations.

État du rachis : fissure; état des corps vertébraux au niveau et en dehors de la fissure. — Courbures du rachis.

Lésions concomitantes. — Fissure entéro-cysto-abdominale.

Nous avons défini la myélocystocèle cette forme de spina bifida, recouverte de peau, dans laquelle une fissure vertébrale et duremérienne donne issue à une tumeur formée par la dilatation locale du tube médullaire.

C'est donc bien ici le type de spina bifida que les auteurs au siècle dernier désignaient sous le nom d’hydrorachis interne. Kirmisson donne même dans son récent traité les deux termes comme synonymes. De même que dans la forme précédente nous avons laissé complètement de côté l’appellation d’ «hydrorachis externe », nous n’adopterons pas ici cette synonymie; il

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faut se rappeler, en effet, que si pendant plus d'un siècle on a substitué cette appellation d’«hydrorachis » au terme de « spina bifida, c'était pour affirmer une notion pathogénique dont la fausseté est aujourd’hui reconnue, la notion de l'épanchement liquide primitif amenant secondairement la fissure des parties osseuses. Nous nous en tiendrons donc uniquement à l'appellation préconisée par Recklinghausen de « myélocystocèle ».

Parmi les auteurs modernes qui ont précédé Recklinghausen, nous savons déjà que Rokitansky: et Fürster font dériver toutes les formes de spina bifida avec participation de la moelle, d'une hydromyélie primitive. De là leur idée que dans l’intérieur du sac, qui serait constitué par la dure-mère, on doit trouver les restes plus ou moins atrophiés de la substance médullaire. W.Koch, au contraire, a avancé que l’hydromyélie était toujours secondaire dans les différentes formes du spina bifida, et la notion de l’hydromyélie est peu à peu tombée en discrédit. Cependant le Comité de la Société clinique de Londres (1885) lui donne encore de l'importance. « Dans la syringo-myélocèle, la lésion primitive paraît être analogue à celle que nous avons décrite pour la méningo-myélocèle, mais l'accumulation de liquide se fait ici dans le canal central, et non dans l’espace sous-arachnoïdien. » (Rapport cité, p. 364.)

Ici encore, Dareste s’était un des premiers placé sur le terrain de l’expérimentation et avait cherché à faire voir par ses expériences sur l'hydromyélie acquise chez les embryons de poulet que, dans les cas analogues à ceux que nous décrivons, la collec- : tion liquide ne peut nullement être considérée comme une lésion primitive: bien au contraire, c’est la paroi du canal médullaire qui ne se referme pas régulièrement; l’occlusion de la goutlière médullaire trop distendue ne peut s'effectuer que par l’intermé- | diaire du feuillet séreux (Recklinghausen dirait au lieu de « feuillet séreux » la membrana reuniens superior, maïs on verra plus loin pourquoi l'expression de Dareste me paraït.plus exacte), : s s'étendant transversalement entre les deux crêtes médullaires,

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