Hormokz. — Wiener med. Jahrb., 1878, p
primitive : l'élément primitif serait une hydroméningocèle qui,
à un moment donné, se rupturerait, et la moelle, déviée vers la
déchirure, viendrait y adhérer. Ceci se passerait, bien entendu, pendant la vie intra-utérine. Les arguments qu'Hofmokl met en avant à l’appui de sa théorie ont été facilement réfutés par Recklinghausen. |
Si Cruveilhier a été le premier des grands précurseurs de la période moderne, on peut dire de Dareste qu’il en a été le second'. Dans son remarquable livre sur les monstruosités, dans ses communications à l’Académie des Sciences, ïl établit les points suivants, dont on ne peut méconnaitre l'importance. Cette rupture d’un hydrorachis préexistant, à laquelle on fait remonter cerlaines formes de spina bifida, n’existe pas. Toutes les formes du spina bifida, comme du cranioschisis et de l’encéphalocèle, peuvent être ramenées à un trouble, un retard, un arrêt dans l’occlusion du canal médullaire ou de ses revêtements méningés ou osseux. D'après Dareste, tous ces troubles divers, toutes ces variétés de spina bifida, peuvent être réduits aux quatre Der principaux suivants :
1° La lame médullaire, point de départ du tube médullaire et, par conséquent, du système nerveux central, cérébro-spinal, ne se ferme point. Elle reste étendue au fond du sillon médullaire et conserve sa continuité avec le feuillet séreux. Ainsi se constitue le spina bifida, sans qu'il soit besoin d’invoquer l'existence préalable d’un hydrorachis ;
2° La lame médullaire finit bien par se refermer et constituer un tube clos, mais cetle occlusion, d’abord, a lieu plus tardivement qu'à l’état normal. Ensuite, les parties latérales de la lame, qui, normalement, viennent se réunir en arrière sur la ligne médiane, n'arrivent pas au contact l’une de l’autre; l’union se fait entre des parties du feuillet séreux qui, ordinairement, ne prennent aucune part à la constitution de la moelle; |
3° L'occlusion du canal médullaire, quoique tardive, n’en est |
1. DARESTE. — Recherches sur la production des monstruosilés. Paris, 1877, p. 190, 246, 250 ; — 2% édit., 1891, p. 323. — C. R. Acad. des Sciences, 1879, LXXXXIX, p. 1042.