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MYÉLOCYSTOMÉNINGOCÈLE 171 ces cas sont anciens et étudiés au point de vue histologique d’une façon fort insuffisante. Néanmoins, peut-être nous sera-t-il possible de trouver en eux des arguments pour appuyer notre opinion sur ce point.
| Voici, par exemple, le résumé d’une observation publiée par … von Bärensprung : et considérée par lui comme une « guérison + spontanée d’un hydrorachis local avec spina bifida » :
OBSERVATION 21 (BÆRENSPRUNG).
Il s’agit d’un enfant mort à l’âge de vingt-sept semaines, par suite d'un coryza pseudo-membraneux, et qui portait à sa naissance, à la partie supérieure de la région dorsale, une tumeur arrondie, ayant un diamètre d'environ deux doigts et un pédicule plus étroit, d’un doigt environ, le tout recouvert de peau d’apparence tout à fait normale. À l’âge de cinq mois, l’enfant eut une entérite et la peau du sac s’enflamma, s’ulcéra; il se fit une eschare qui tomba, et l’ulcération se cicatrisa en partie. Aussi, à l’endroit le plus saillant de la tumeur, il y avait une petite ulcération, au fond d’une dépression — d'aspect cicatriciel, autour de laquelle rayonnaient des plis. Le sac, froncé et lâche, ne contenait pas de liquide, et cette ulcération ne — laissait sourdre qu'une sécrétion purulente et nauséabonde. L’autop-
— sie fut faite par Meckel, qui constata dans l'épaisseur de la paroi — cutanée, immédiatement au-dessous de l’ulcération dont il vient d’être question, un noyau fibreux, en forme de disque arrondi, ayant
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deux doigts de diamètre sur un demi-doigt d'épaisseur. La face — postérieure de ce disque avait été mise à nu par l’ulcération. Sa face __ profonde se prolongeait sous forme d’une sorte de sac membraneux, traversant une couche épaisse de tissu cellulo-adipeux qu’on ren-
—contrait au niveau du pédicule, pour se continuer dans la fissure — rerlébrale avec les méninges. La fissure osseuse, assez étroite, occu- >: pait la place de l’apophyse épineuse de la troisième vertèbre dorsale.
| Ft sac creux qui traversait cette fissure, puis la couche épaisse de tissu cellulo-adipeux du pédicule, avait ses parois formées par la hernie,
— lacilement constatable, des méninges tant dure que molle. D'ailleurs, . 7 méninges, dans cette paroi, se confondaient immédiatement entre …—elles, et aussi, plus haut, avec les couches fibreuses de la tumeur, “imbriquées à la manière d’un oignon. Même dans le pédicule, les — méninges ne pouvaient pas être séparées comme des membranes . distinctes. Mais, dans la cavité qu’elles délimitaient, on voyait faire
inderkrank., 1847, VI, p. 337.
saillie un cône mousse, dont le sommet atteignait le niveau même de la fissure osseuse et dont la base partait de la paroi postérieure de la moelle. Ce prolongement conoïde était essentiellement constitué par un accroissement sur place de la substance grise, mais offrait une consistance plus molle que cette substance grise proprement dite. Les cordons postérieurs paraissaient comme déviés sur les parois latérales de cette grosseur, sur lesquelles ils étaient comme étalés, tandis que la substance grise transparaissait entre leurs faisceaux étalés. Les cordons antérieurs avaient leurs dimensions et leur apparence normales, et ne paraissaient prendre aucune part à la constitution de la tumeur. La moelle, partout ailleurs, et les racines étaient normales. Dans le sac arachnoïdien se trouvait une certaine quantité de sérosilé.
D'après la description de Bärensprung, il y aurait eu une méningocèle, dans les parois de laquelle les méninges, fusionnées, ne seraient plus reconnaissables. Dans la cavité de la méningocèle, il y avait un peu de liquide. En outre, on voyait, faisant saillie dans la méningocèle, une petite tumeur venant de la moelle, que Bärensprung dit venir de l’accroïissement sur place de la substance grise de la moelle. Il est un point qui ne paraît pas suffisamment élucidé, c’est si cette tumeur contenait une cavité, voire même un rudiment de cavité, une dilatation locale du canal central. Bärensprung qualifie cette tumeur de « hernia medullo-spinalis », et croit qu'il s’agit dans ce cas d’un processus de guérison spontanée, mais surtout de la méninsocele. Recklinghausen (p. 267) émet des doutes sur la nature de la tumeur, qui lui paraît être un segment « hyperplasique » des cordons postéro-latéraux, mais, plus loin (p. 268), il ajoute que «ce cas, comme quelques autres que nous allons rapporter, ne peut être qu'une méningocèle, à côté de laquelle il y avait une myélocystocèle, qui a rétrogradé avec la méningocèle et s’est transformée en la tumeur ». Hildebrand (loc. cit., p. 500) croit plutôt qu’il s’agit d’un gliome, mais les raisons qu'il donne en faveur de ce diagnostic ne sont guère convaincantes, et la comparaison avec d’autres cas analogues, non moins que l'opinion de Recklinghausen, me feraient admettre ici l’idée d’une myélocystoméningocèle; j'ajouterais seulement : à myélocyste aréal.
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Sandifort: avait décrit un cas analogue et en avait donné un dessin, mais l'examen de la tumeur est encore plus incomplet, plus sommaire. En voici le résumé :
OBSERVATION 22 (SANDIFORT, |).
Garçon vu pour la première fois à l’âge de six ans, porteur, à la partie médiane et inférieure de la nuque, d’une tumeur molle, qui s'était développée peu à peu. Cette tumeur, recouverte par la peau, présentait à son sommet une cicatrice due à une suppuration ancienne et à ce moment guérie. La base de la tumeur était large, et il n’y avait pas de pédicule appréciable. L'enfant avait le bras droit atrophié, paralysé, et les doigts de la maïn droite étaient difformes. Il mourut de faiblesse à l’âge de treize ans. On trouva dans l’arc postérieur de la deuxième vertèbre cervicale une fissure, due à l’absence de l’apophyse épineuse et formant une sorte d’orifice arrondi. Par cet orifice une partie de la moelle faisait saillie.
Cette observation est vraiment trop sommaire pour qu'il soit possible d’en tirer un enseignement, mais un deuxième cas du même auteur est un peu plus circonstancié.
OBSERVATION 23 (SANDIFORT, Il).
Un jeune garçon, quelque peu hydrocéphale, présentait, à la nuque, une tumeur molle à pédicule mince, recouverte de peau normale; cette tumeur fut excisée par un chirurgien. Pendant l’opé- - ration et immédiatement après, il s’écoula une assez grande quantité de liquide; l’enfant tomba dans le collapsus et mourut. La fissure était formée par l'absence des apophyses épineuses des troisième et quatrième vertèbres cervicales. Par cet orifice se faisait une hernie à la fois des méninges et de la moelle. Les méninges se herniaient à travers l’orifice, formant un sac absolument comparable à un sac herniaire. Dans le collet du sac pénétrait un prolongement cylindrique de la moelle, qui avait été sectionné en travers pendant lopération, et au milieu de la coupe on voyait s'ouvrir un petit pertuis, par lequel, pendant l'opération, avait suinté la sérosité. Si on regarde dans l'intérieur de la moelle, on voit qu’elle contient un canal conique dont l'extrémité la plus large est en haut et dont la
1. SANDIFORT. — Museum anatomicum Acad. Lugd. Batav., 1835, t. IV, pl. LXVI (reproduit dans Vrocix, Tabulae ad illustrandam embryogenesim, 1849, Fab, XX XIV, fig. IT).
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parlie la plus eflilée se prolonge en arrière, dans la base de la portion médullaire que l'opération a enlevée.
Il est bien évident que dans ce deuxième cas il ne peut s’agir que d’un myélocyste. Je l'ai rangé ici, quoique les détails man- ‘quent sur la partie supérieure du myélocyste et qu’il soit impossible de dire si cette extrémité était libre dans la cavité de la méningocèle, ou si elle adhérait à la paroi de cette dernière.
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Le cas suivant, que Debout: a décrit d’après une pièce du
4 ° ? A * musée Dupuytren et fait représenter dans une figure, me paraît appartenir à cette même catégorie de myélocystoméningocèles |
à myélocyste areal. Seulement il y a ici une différence remarquable : non seulement le mryélocyste fait saillie dans une
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méningocèle postérieure, mais encore, la figure le montre : | 20
clairement, il y a une méningocèle antérieure. É> ;
OgsErvarTion 24 (DEBouT). £
Une pièce du musée Dupuytren, inscrite sous le n° 19, offre le cas très rare d’un spina bifida de la région dorsale. La moitié du crâne &
qui a élé conservée montre que l’enfant avait atteint l’âge de sept ou huit ans lorsqu'il a succombé, et l’état d’intégrilé de la tumeur prouve qu'il n’est pas mort des suites d’une tentative de traitement de son vice de conformation. La fissure porte sur les lames postérieures de la septième vertébre dorsale. L'examen de cette pièce nous offre à considérer : A, le tronçon du corps des dernières vertebres de la région dorsale, légèrement incurvées en avant; cette projection en arc, qui existe toujours, est d’autant plus prononcée que la fissure vertébrale est plus étendue; B, la dure-mère rachidienne qui va doubler l'enveloppe cutanée de la tumeur F; cette membrane forme au niveau de l’hiatus vertébral une sorte de repli, de diaphragme D, qui rétrécit cette ouverture; la moelle épinière C se détachant du corps des vertèbres pour se porter vers la fissure E; la peau H ne n présentant par exception aucun point aminci; une couche de tissu « cellulaire G la sépare de l'enveloppe fibreuse. Celle-ci est doublée par le feuillet pariétal de l'enveloppe arachnoïdienne. Cette enveloppe. séreuse est trop ténue pour figurer dans la coupe. Ë
Fa rt des Ai res
Cette pièce, dont la description anatomique est, on le voit, des plus sommaires, offre, à ne considérer que la figure, des …