‹ Spina bifidaChapitre 26 sur 144 · Derour. — Bull, de thérapeutique, 1858, t. LIV, p · texte numérisé non relu

Derour. — Bull, de thérapeutique, 1858, t. LIV, p

rs MOSS Den — MYÉLOCYSTOMÉNINGOCÈLE 175 difficultés d'interprétation assez grandes. J'ai cependant tenu à reproduire ici le texte de Debout, à cause de la présence de la méningocèle ventrale et de la déviation en arrière de la paroi antérieure de la moelle, en même temps que de la paroi postérieure. Nous voyons, en effet, dans la tumeur saillante une grande cavité kystique, tellement régulière, tellement lisse, tellement dépourvue de tout tractus, de tout cloisonnement même incomplet, qu’au premier abord on pourrait croire à une vaste myélocystocèle postérieure. Mais sur le dessin cette cavité paraît parfaitement indépendante de la moelle. Debout dit bien dans le texte que la dure-mère va doubler l'enveloppe cutanée et est elle-même doublée par l’arachnoïde pariétale; or, d’une part, nous savons que la dure-mère ne s'élève guère au-dessus de la fissure osseuse; et, d’autre part, cette cavité si lisse ne donne pas l'impression de s'être développée dans l’espace sousarachnoïdien. Mais il est bien probable que la lame fibreuse décrite par Debout comme étant la dure-mère n’est autre que le fascia. Et quel que soit le siège exact de la méningocèle, ce qui nous importe le plus ici, c'est la condition de la moelle. Nous la voyons entièrement déviée en arrière dans son ensemble.

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Au niveau du disque intermédiaire à la sixième et à la septième vertébre dorsale, la face antérieure de la moelle commence à s'éloigner du plan antérieur contre lequel elle reposait jusque- — là. Il se forme ainsi, entre la moelle et la dure-mère ventrale, “ une cavité que les racines traversent directement. Puis, la — moelle, décrivant une courbe, revient en avant vers la dure- —… mère tapissant la face postérieure des corps vertébraux, et se retrouve en contact avec elle vers le milieu de la neuvième ver- tèbre dorsale.

— Deux points nous paraissent mériter ici une considération spéciale. C’est d’abord la disposition des racines. Les racines de la … cinquième paire se dirigent horizontalement en avant vers leur orifice de sortie. Au contraire, la sixième et surtout la septième paire font un trajet ascendant, tandis que la huitième, qui part … du sommet de la courbe, est très allongée, mais a un trajet par- … faïtement horizontal, et que la neuvième a un trajet descendant.

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D'autre part, la face antérieure de la moelle décrit une courbe allongée. Sa face postérieure, au contraire, se recourbe suivant un angle très aigu. On peut admettre qu’en ce point c’est la partie postérieure de la moelle qui fait une saillie plus ou moins conique, se portant dans l’ouverture de la fissure vertébrale. D'un autre côté, la disposition des racines fait bien voir qu'il y a eu un allongement du segment médullaire sur lequel porte la coudure. Enfin, il faut noter que nulle part on ne voit la partie saillante de la moelle maintenue par une adhérence soit à la paroi du sac, soit au collet de ce même sac. Je conclus donc qu'il a dû se former à ce niveau un myélocyste, qu’à cause de ses petites dimensions je crois aréal, mais qui a amené des modifications des paroiïs tant ventrale que dorsale de la moelle. C’est ainsi que la moelle a pu se plisser, laisser entre sa paroi antérieure et la dure-mère un espace pour la méningocèle antérieure et venir en arrière faire saillie dans la fissure vertébrale. La présence de la méningocèle antérieure distingue ce cas des précédents.

Un autre cas, qui présente des points d’analogie avec le précédent, dont la description anatomique est également très incomplète et qu’il nous faut interpréter d’après une planche, nous est donné dans le Report of the Commitlee on Spina bifida:, sous le n° 3 dans la liste des pièces examinées. Cette pièce se trouve à l’Infirmerie royale de Glasgow, où elle porte au musée le n° 145. Le D' Newmann la décrit ainsi :

Spina bifida et hydrorachis interne vers le milieu de la région dorsale. Cette pièce est reproduite en section dans la planche XIII du rapport. Le canal central dilaté (a) occupe presque toute l’épaisseur de la moelle. Cependant, on le voit traversé par des bandes horizontales de tissu nerveux formant des cloisons incomplètes. L'hydrorachis interne cessait à environ un centimètre au-dessus du sac, et ne communiquait pas avec lui. Un orifice étroit faisait communiquer la cavité du sac avec la cavité méningée rachidienne. Un examen très soigneux nous permet d'affirmer qu'il n’y avait pas de tissu nerveux dans la paroi du sac. ;

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