Trans. of the Clin. Soc., 1885, X VIIT, p
MYÉLOCYSTOMÉNINGOCÈLE 177
Plus loin, dans la légende annexée à la planche XIII, je trouve les détails que voici :
Section verticale d’un spina bifida de la région dorsale moyenne; la plus grande partie du sac a été enlevée. |
a) Canal central dilaté dans la partie de la moelle située audessus de la protrusion.
b) Cloisons incomplètes traversant le canal dilaté.
c) Restes de la paroi du sac.
On remarque un léger prolapsus de la moelle dans le collet du sac.
L'examen de cette planche XIIT nous permet d’ajouter quelques détails à la description et de comparer la pièce aux cas précédents. La pièce étant donnée en section médiane antéropostérieure, la première chose qui frappe, c'est l'énorme dilatation du canal médullaire au-dessus du sac. En effet, le canal dilaté occupe presque toute l'épaisseur de la moelle. Plus bas, au niveau du sac même, on ne voit absolument aucune cavité dans la substance médullaire, aucune trace de canal central. Mais on peut aussi remarquer que dans une coupe antéro-postérieure, il se peut parfaitement que la coupe n'ait pas atteint le canal central, d'autant plus que sur le segment inférieur de la moelle, au-dessous du sac, on ne voit le canal central que sur un espace des plus restreints. Ici encore, la fissure ne paraît porter sur l'arc postérieur que d’une seule vertebre dorsale. Il y a un sac méningé, qui, d’après ce qu'on en voit, devait être assez vaste. L'orifice dont nous venons de parler met en communication la cavité du sac avec la cavité méningée, mais cet orifice n’est pas complètement béant: il est obstrué dans sa plus grande partie par la saillie médullaire. Celle-ci paraît adhérer en bas au collet du sac. Au contraire, au-dessus de la saillie médullaire, on voit un orifice, entre cette saillie et la circonférence supérieure du collet, qui conduit directement de la cavité méningée dans un espace qui, à en juger par les cloisons qu’on y voit, doit être l'espace sous-arachnoïdien.
Quant à la moelle et aux racines, au niveau de la fissure, elles offrent des dispositions qui paraissent identiques à ce que
D° M. DENUCÉ,. 12
nous avons vu dans le cas de Debout, el que la section nous permet de préciser. Ici aussi, la moelle présente à sa partie postérieure une saillie conoïde qui s'engage dans le collet du sac, et de plus sa paroi antérieure, comme dans le cas précédent, décrit une courbe plus allongée, qui l’éloigne de la paroi ventrale du canal et laisse la place nécessaire pour l'établissement d'une méningocèle antérieure, qui paraît occuper l’espace sousarachnoïdien. Comme dans le cas de Debout, les racines situées le plus près de l'angle de déflexion antérieur ont un trajet presque horizontal. Au contraire, les racines situées plus haut ont un trajet ascendant, tandis que celles qui sont au-dessous ont un trajet descendant, |
Il semble bien qu'on puisse appliquer à ce cas la même interprétation qu’au cas précédent, et qu’il s’agisse d’un myélocyste impliquant aussi bien la partie antérieure que la partie
postérieure de la moelle, ce qui a donné lieu non seulement à la
saillie de la paroi postérieure, mais encore à la déflexion de la paroi antérieure et à la formation de la méningocele antérieure.
Une série de cas assez analogues aux précédents, mais présentant une particularité distinctive, l’adhérence de l'extrémité saillante du myélocyste à la paroi de la méningocèle, mérite une étude à part. Dans cette catégorie, nous trouvons d’abord un cas de Natorp, où l'étude anatomique de la pièce est encore
bien insuffisanter.
OBsERvATION 25 (NATORP).
Il s'agit d’une tumeur ayant presque le volume du poing et qui occupait la partie inférieure de la région lombaire et la région sacrée. L’arc postérieur de la quatrième vertèbre lombaire était fissuré, mais
la fissure, à ce niveau, était obturée par une membrane fibro-cartila- -
gineuse. La dernière vertèbre lombaire présentait une fissure de son arc postérieur due à l’absence de sa moitié droite. Enfin, partant de là, la fissure s’étendait à presque toute la paroi postérieure du sacrum. Au-dessous de la membrane fibro-cartilagineuse fermant la fissure de la quatrième vertèbre lombaire, les méninges faisaient
1. Naronp. — De Spina bifida (Inaug. Diss., Berlin, 1838). Le cas est reproduit dans Frontier, Chirurgie Kupfertafeln, Taf. LXVI, fig. h.
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