HicpEBRAND. — Deutsche Zeitschr.f. Chir., 1893, p
se trouvent infiltrées. Cette membrane se prolonge sur le pilier qui traverse la cavité du sac. Les faisceaux qui la forment ont une direction prédominante longitudinale de haut en bas. Sous cette membrane, dans le pilier, vient une couche très mince de faisceaux cellulaires lâches, minces, entrelacés. Puis vient une autre couche de tissu cellulaire, riche en vaisseaux, avec des traînées de substance nerveuse. Dans la paroi du sac, on trouve, sous la membrane interne, dense, une couche de tissu conjonctif lâche, puis, plus près encore de la peau, une couche plus épaisse de tissu plus dense, plus compact. Superficiellement, la peau est normale, sans tissu adipeux, mais avec glandes sébacées, de nombreuses glandes sudoripares, et des poils partant de la couche de tissu conjonclif dense. Mais, près de la base de la tumeur, au niveau du collet du sac, la paroi conjonctive du sac est infiltrée de nombreuses cellules rondes, et les faisceaux fibreux ne sont pas si denses, tandis qu’en dedans on peut reconnaître la
dure-mère formée de faisceaux compacts, épais, à direction régulière.
Ce cas de Fôrster a été très diversement interprété. Tandis que Fôürster, en le décrivant, le regardait comme constitué par une hernie méningée, une saillie aussi bien de la dure-mère que de l'arachnoïde, Recklinghausen l'a interprété d'une manière toute différente : il le regardait comme une myélocystoméningocèle. L'interprétation que propose Hildebrand (p. 456) est beaucoup plus complexe, quoiqu'il admette, comme Recklinghausen, qu’il s’agit bien d’une myélocystoméningocèle. Les diverses couches qu'il a trouvées dans la constitution du revétement membraneux du pilier central, l’induisent à penser que la dure-mère prend part à la constitution de ce revêtement membraneux. (On peut, dit-il, admettre ceci:il y a eu
une fissure de la dure-mère. À ce niveau, l’arachnoïde, la
pie-mère et la moelle étaient intactes. Il s'est produit alors une myélocystocèle, de telle sorte que la moelle, en se dilatant, s’est portée, en repoussant avec elle l’arachnoïde et la piemère, vers la solution de continuité de la dure-mère. Mais, à ce niveau, l’arachnoïde a arrêté son mouvement de progression et, en même temps que la dure-mère, s'est réfléchie, suivant un trajet rétrograde tout autour de la myélocystocèle. Cette double réflexion du bord de la fissure durale et de l’arachnoïde a formé une méningocèle. Si on adopte cette interprétation, on
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