LAURE
ningocèle. Et d’abord, les cas qu’il rapproche du sien sont des myélocystoméningocèles, à coup sûr. Je n’en veux pour preuve que les cas de Natorp, de Fôrster, longuement analysés ci-dessus. Quant au cas de Tourneux et Martin, ni la description, un peu courte, donnée par les auteurs, ni les dessins joints au texte ne permettent de lui donner une autre interprétation. Il s’agit évidemment d’une myélocystoméningocèle antérieure, à myélocyste terminal, probablement aréal, adhérent à la paroi du sac ou, si on le préfère, ne s’étant pas séparé du feuillet ectodermique. Et ïl suffirait d'examiner dans leur mémoire la figure 8 de la planche II, pour reconnaitre la nature aréale du myélocyste.
Enfin, l’observation même de Neumann ne peut guère s'expliquer, si on essaie de lui donner une autre interprétation. Comme dans les myélocystoméningocèles antérieures, la moelle se recourbe en arrière pour pénétrer dans le sac : elle va adhérer à la poroi postérieure du sac. Les origines des racines nerveuses sur la paroi antérieure du myélocyste sont absolument caractéristiques et font bien voir que l’area est ventrale, mais distendue dans le sens traversal, ou plutôt qu'il s’agit encore ici d'un myélocyste aréal, avec ses petites dimensions habituelles, le peu de dilatation et l’irrégularité du canal central, sans parler des traînées de substance médullaire, et d’épithélium cylindrique que l’on trouve dans le tissu conjonctif reposant sur le bord postérieur du myélocyste. Et alors, on s’explique très facilement qu'il y ait, au delà des segments du canal central trouvés dans les coupes, entre la paroi postérieure de ces segments et le revêtement cutané, de la substance médullaire. N'est-ce pas là la preuve que la gouttière médullaire s’est refermée, comme s’est refermée la couche ectodermique et, sous elle, la couche mésodermique, sans que néanmoins l'adhérence entre le tube médullaire refermé et le feuillet ectodermique ait été complètement rompue ? Et cette explication ne rend-elle pas un compte bien plus simple des faits, que cette double hypothèse de la prolifération de l’épithélium du canal central, et de la sécrétion secondaire, par cet épithélium proliféré, de la substance médullaire, si malencontreusement placée au-dessus de la soi-disant myéloméningocèle, entre celle-ci et la peau ?
LS