‹ Spina bifidaChapitre 36 sur 144 · Tuzpius. — Obs. med., 1, 3, c · texte numérisé non relu

Tuzpius. — Obs. med., 1, 3, c

2. MorGAGNi. — De sed. et causis morb., Ep. 12, n° rr. 3. Ruysc. — Obs, anat. chir., n° 34. Ù

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nomme point) qui «ont prétendu que dans cette affection les vertèbres et même la moelle étaient bifurquées, et se trouvaient entièrement partagées en deux parties, de la même manière que les bouchers ont coutume de les diviser ». Cette comparaison n'est-elle pas absolument caractéristique?

Ollivier cite un certain nombre d'observations antérieures à son ouvrage. Zacchias :, le premier, dit avoir vu, en 1624, un fœtus féminin, au sujet duquel il s'exprime ainsi : «... totus pilis obsitus erat, præserlim secundum superiores partes…. Caput, a postica parte, carne seu pelle erat detectum, qua etiam spinalis medulla erat denudata, quæ duplex conspiciebatur. »

La deuxième observation, due à Manget, est analogue». Il s'agit d'un fœtus anencéphale, qui avait eu des mouvements intra-utérins assez vifs. Manget croit qu'il faut rechercher le point de départ de ces mouvements dans la moelle, «quæ propterea et amplior multo quam in alüs fœtibus et bifida ab ossis usque sacri limina conspiciebatur. »

Enfin, Hulls a vu également la moelle épinière sous la forme de deux cordons blancs, qui donnaient chacun naissance aux nerfs.

À côté de ces trois observations de diastématomyélie complète, Ollivier en cite quatre autres de division moins complète de la moelle ; chose curieuse, aucun de ces quatre cas n’a été relevé dans la thèse, pourtant très détaillée, de Steiner #, et Recklinghausen n'a mentionné que l'observation de Grashuy, parmi ces quatre. Ce sont les observations de Mohrenheiïm, qui rapporte un cas dans lequel le quatrième ventricule était fendu assez bas et la portion lombaire de la même moelle était bifurquée ; celle de Grashuy6, qui, chez un embryon de trois mois, trouva la moelle fendue vis-à-vis de la deuxième vertèbre sacrée; Ollivier fait remarquer que cette division est analogue à celle que . ZaccHrAS. — Quest. med. leg., 1630, lib. VII, quest. 9, sect. 4, p. 5or.

. MaxGer. — Theatr. Anatom., t. I, lib. I, p. 173.

. Huz. — Mem. of the Soc. of Manchester, t. V, part, 2, p. 495. . STEINER. — Ueber Verdoppelung des Rückenmarcks. Inaug. Diss. Kônigsberg, 1895.

D. MOHRENHEIM. — Beobachtungen verschiedener Chir. Vorfälle, 1780-83, t. I sect. 17, p. 172.

6. Grasuuy, — Neue Samml. f. Wundaerzte, 1786, st. 10, p. 180.

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présente la moelle spinale des oiseaux dans cette région ; c’est aussi, ajoute-t-il, dans cette région que l'on aperçoit le plus longtemps la fente postérieure. Puis vient le fait de Malacarne:1, où la moelle allongée était divisée par une lame osseuse qui F faisait saillie dans le trou occipital, tandis que le reste de la 4 moelle était simple, mais profondément sillonnée. Enfin, dans la XVI° observation de Dugès?, la moelle était bifurquée dans sa portion supérieure.

L'observation d'Ollivier est des plus remarquables. Nous la donnerons plus loin, et nous dirons seulement ici qu'elle offre quelques particularités : le spina bifida ou, si on le préfère, la fissure osseuse, s’étendait à toute la longueur du rachis, mais le rachischisis n’en occupait que la partie inférieure, à partir de la quatrième vertèbre dorsale. Sur toute la hauteur du rachischisis, la moelle était divisée en deux pelits filets contigus l’un à l'autre, fortétroits et présentant dans leur ensemble le volume d'une plume de corbeau. ee

Et Ollivier insiste sur ce fait que «la peau se continuait sans interruption d’un côté à l’autre de la région dorsale jusqu’à la hauteur de la quatrième vertèbre dorsale, malgré l'existence d’un spina bifida complet, cas où l’on trouve le plus souvent les téguments interrompus dans une étendue égale à celle de l’écartement des os ». Il est regrettable que l'observation d'Ollivier ne donne pas de détails plus circonstanciés sur l’état de la moelle dans cette portion du spina bifida que recouvrait une peau normale; mais nous verrons plus loin que la diastématomyélie n’est nullement incompatible avec un revêtement cutané complet.

On trouve ensuite dans la littérature médicale un certain nombre d'observations éparses de spina bifida avec division de la moelle, que nous passerons tout à l'heure en revue. Mais il faut arriver jusqu’au remarquable travail de Lereboullet3 sur les

. MALAGARNE. — Mem. della Soc. ital., 1806, vol. LXIII, p. 173, pl. Il. 2. DucÈs. — Mém. sur les altérations intra-utérines de lencéphale et de ses : enveloppes (obs. XVI) (Éphémérides méd. de Montpellier, 1826). 3. LEREBOULLET. — Recherches sur les monstruosités du brochet (Ann. des Se, naturelles, 1863, série 4, Zoologie, t. XX, p. 177). |

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monstruosilés du brochet, qui n’a cependant que des rapports bien lointains avec les diastématomyélies et le spina bifida, pour trouver des idées générales susceptibles de jeter quelque lumière sur le sujet qui nous occupe. À propos de l’embryogénie du spina bifida, nous reviendrons sur ce mémoire, ainsi que sur celui d'Oellacher: sur les « Terata mesodidyma » chez les embryons de Salmo salvelius.

Les recherches de Rauber 2 sur les poissons osseux, de Klaussner à sur la Salamandra maculata, de Richter“ sur le poulet, et surtout de O. Hertwig5, sur la grenouille, ont complété ces études expérimentales et permettent aujourd’hui, si on rapproche les faits qu'ils ont obtenus de ceux que l'anatomie pathologique a révélés dans le spina bifida humain, d’en tirer des conclusions intéressantes.

… Mais, au point de vue anatomo-pathologique, il faut arriver jusqu’au livre de W. Koch6, que nous avons cité déjà si souvent, pour trouver sur ces faits une vue d'ensemble. Koch passe en revue les divers cas publiés, tant de rachischisis plus ou moins étendu, voire même total, avec ébauches médullaires rudimentaires doubles, droite et gauche, séparées l’une de l’autre, que de spina bifida proprement dits, avec un sac contenant un segment de moelle double. Il admet, quant à l’origine de cette malformation, que la moelle est restée dans son état embryonnaire primitif, alors que les deux moitiés symétriques, droite et gauche, de la plaque médullaire n’ont pas encore fusionné. Dès lors, chacune des divisions de la moelle diastématomyélique étant formée par une des moitiés de la plaque médullaire pri-

1. OELLACHER. — Terata mesodidyma von Salmo salvelinus (Sitzb. d. Wiener Acad. d. Wissensch., 1873, p. 299).

2. RaugER. — Die Theorien der excessiven Monstra (Virchow’s Arch., 1877, LXVI, p. 133 et 1878; LXXIV, p. 66 et 551). — Formbildung und Formstôürung, in der Entwickelung von Wirbelthieren (Morph. Jahrb., 1879, Bd. V, P- 11, et 1880, Bd. Vi).

3. KLAUSSNER. — Merfachbildungen bei Wirbelthieren. Munich, 1890.

k. RicuTER. — Ueber die exp. Darstellung d. S. B. (Verhandl. d. anat. Gesellsch., 1888, et Anat. Anz., lena, 1888, III, p. 686).

5. O. HerrwiG. — Urmund und Spina bifida (Arch. f. mikr. Anat., 1892, XXXIX, p. 353).

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